Lorsqu’elle apprend que le technicien informatique qu’elle employait de temps en temps s’est suicidé, la narratrice décide de lui écrire une lettre. Elle explore la vie d’Alexis, s’interrogeant sur le suicide : pourquoi partir ? Et son pendant : pourquoi rester ? Au fil des mots et des jours, elle avance dans la vie d’Alexis – ce fils qu’elle n’a jamais eu – mais aussi dans sa propre histoire, se révélant un peu plus.
J’ai d’abord été perplexe devant sa quête : elle le connaissait à peine, juste quelques heures par-ci par-là pour un nettoyage de disque dur ou l’installation d’un logiciel. Mais finalement tout prend sens et j’ai tourné la dernière page très touchée par cette belle lettre, grave, sensible et lumineuse.
Un très beau premier roman.
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Choisir le jour et l’heure est un privilège. Le privilège d’entrer les yeux grands ouverts dans le plus grand mystère qui soit. J’ai lu quelque part que nous parlons du coucher du soleil, mais que si nous pouvions nous situer assez haut dans le ciel, nous verrions que le soleil ne se couche jamais. Comme l’immensité de la vie. Nous la percevons à partir de nos petites existences individuelles, mais elle ne s’arrête pas, elle déborde de notre naissance et notre mort. Chaque mort est un coucher de soleil. Dans l’espace et le temps, la vie continue.
Claude-Emmanuelle Yance, La mort est un coucher de soleil
Lévesque éditeur, Février 2013
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