Et voilà le 8ème et DERNIER (Youpie !!!) roman de la sélection Landerneau que je lis !
Et mon coeur transparent
Véronique Ovaldé
Editions de l’Olivier – 2008
« Sait-on jamais avec qui l’on vit ?
Lancelot ne cesse de se heurter à cette question depuis que sa femme, Irina, a été victime d’un accident qui l’a précipitée au fond de la rivière Omoko. Déjà ébranlé par sa mort, il va vivre un « Très Grand Choc Supplémentaire » en découvrant que des mystères entourent cette disparition. Un à un se dévoilent les secrets que sa femme avait pris soin de lui cacher. Dès lors, il ne lui reste qu’à mener l’enquête et élucider cette énigme : que faisait Irina, ce jour-là, à Catano, au volant d’une voiture qui ne leur appartenait pas et dont le coffre contenait des objets pour le moins suspects… » (4ème de couverture)
Et voilà… il fallait bien que ça arrive… J’aurais dû me souvenir de ce qu’a dit François Ier : « Souvent femme varie. Et bien fol qui s’y fie. ». Combien de fois vous ai-je dit que je tenais à lire jusqu’au bout tous les livres sélectionnés pour le prix Landerneau ? Vous me voyez venir… Oh que j’ai honte ! Mais quand ça veut pas, ça veut pas… Alors oui, j’ai lu un peu de la moitié de ce livre attentivement et le reste… beaucoup moins ! (En diagonale serait le bon terme !)
Et pourquoi ? Incompatibilité de style et d’humeur !
D’abord le style… Dès le premier chapitre, un effet de style m’a irrité au plus haut point : il n’y a aucun signe de dialogue ! Pas de guillemet, ni de tiret, rien du tout ! Les dialogues parlés se repèrent car ils sont à la ligne. En revanche, les pensées qui se veulent un dialogue intérieur se trouvent dans le fil du texte et non non non, ce n’est pas possible, cela ne me convient pas ! De plus, j’ai trouvé le style un peu prétentieux, à vouloir nous expliquer les choses dans des parenthèses, avec des expressions, jeux de mots que je trouve… (comme exemple : le titre de ce billet) voilà quoi !
Côté humeur, hum… comment dire ? Lancelot, ce veuf découvrant qui était vraiment sa femme, n’a pas du tout attiré ma sympathie. Difficile d’expliquer pourquoi… Peut-être son prénom déjà ? Non, sérieusement, je crois que c’est son attitude face à la vie… Ses années passées avec sa première femme Elisabeth à subir leur relation, puis tout d’un coup, il plaque tout (enfin !!!) pour se jeter dans les bras d’Irina qu’il va épouser sans vraiment la connaître. Tout cela ne collait pas pour moi. Et puis surement, quelque chose qui ne m’a pas plu, c’est sa façon de présenter les choses qui lui sont arrivées et qui lui arrivent. Pour moi, rien ne m’a fait m’intéresser une seconde à sa vie.
Peut-être suis-je injuste avec ce roman… Mais l’accumulation de tous ces éléments que je vous ai présentés – qui pris à part peuvent sembler anodins – n’ont fait que m’éloigner encore plus de ce roman, de ses personnages et de son histoire !
Voilà donc une belle déception ! Une vraie car j’avais très envie de lire Véronique Ovaldé après tout le bien que j’en avais entendu sur la blogosphère.
Retrouvez aussi les avis d’Amanda, Anne (sur ce coup-là, nos avis sont diamétralement opposés !), BelleSahi (nos avis se ressemblent !), Cathulu, Clarabel, Cuné, Fashion (autant horripilée que moi !), Florinette, Joëlle, Katell, Lily, Lou, Michel, Papillon et Pascal !
Pour revenir au prix Landerneau…
Un style original… oui ! Une histoire forte… oui, il y en a les bases. Je peux donc comprendre que ce roman ait été sélectionné pour le prix Landerneau. Mais si cela n’avait tenu qu’à moi…

Véronique Ovaldé








