Deuxième cours de LSF

Ce soir, c’était mon deuxième cours de langue des signes !

Après avoir révisé l’alphabet, notre professeur nous a appris quelques mots d’usage : « ça va ? », « au revoir », « d’accord », « super », « oui », « non », « OK ».

Nous avons ensuite appris à dire les jours de la semaine. C’est simple : il faut signer une lettre caractéristique de chaque jour et unique pour chaque jour (L pour lundi, A pour mardi, E pour mercredi, J pour jeudi, V pour vendredi, S pour samedi et D pour dimanche) puis tourner la main dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en formant des cercles.

Puis ensuite, elle a fait une dictée : elle nous dictait des mots courants en dactylologie (c’est-à-dire l’alphabet en LSF). Nous devions l’écrire sur une feuille. Elle nous a ainsi épelé 17 mots. Ensuite, le but était que nous devinions le signe correspondant à ce mot. Nous avons donc appris 17 mots supplémentaires : voiture, moto, bus, glace (celle qu’on mange), vélo, métro, taxi, photographe, mairie, la Poste, chat, chien, manger, marcher, dormir, sourd, entendant.

Mon vocubalaire en LSF s’est donc enrichi ce soir ! Je ne sais pas construire une phrase, mais j’ai appris des mots de base, ainsi que du vocabulaire. Soit pendant le cours, soit en rentrant, je note tous les mots appris. Une fois à la maison, je les répète tous en LSF. Plusieurs fois, pour que ça rentre. Je note des détails sur le geste à côté du mot afin de pouvoir m’en souvenir pour plus tard. Je pense que je vais m’acheter un carnet où je rassemblerai tous les mots appris. Je dois encore y réfléchir.

Bon, je vous laisse car je dois répéter les signes appris ce soir une dernière fois avant d’aller me coucher !

PS : Si vous avez des questions ou relevez des erreurs dans ce que je dis, n’hésitez pas à le signaler dans les commentaires !

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Festival America

Ce week-end avait lieu le Festival America, un festival littéraire consacré à la littérature nord-américaine (c’est-à-dire la littérature des Etats-Unis, du Canada, du Mexique et des Caraïbes). Cet événement avait lieu à Vincennes.

Je ne sais pas par quoi commencer tellement que j’ai de choses à raconter !

Je me suis rendu à ce festival accompagnée de ma maman. Dans un premier temps, nous avons assisté à des conférences avec des écrivains. Puis le soir, nous sommes allées sur les stands des éditeurs à la rencontre des auteurs.

Il faut savoir que personnellement, j’avais hâte de m’y rendre car il y avait des auteurs québécois que j’avais lus qui s’y trouvaient, la plupart étant des Recrues. Je ne pouvais laisser passer cette chance de rencontrer des auteurs que j’apprécie et qui vivent sur un autre continent. Ainsi j’ai eu le plaisir de discuter avec Neil Smith (Big bang), Nicolas Dickner (Nikolski), Rawi Hage (Parfum de poussière/De Niro’s game) et Véronique Papineau (Petites histoires avec un chat dedans (sauf une)). J’ai vraiment apprécié ces rencontres ! Neil Smith est adorable, Nicolas Dickner est vraiment très sympa et j’ai apprécié notre discussion, Rawi Hage est très gentil et Véronique Papineau est adorable et pétillante !

Neil Smith au Festival America

Neil Smith au Festival America

[Moment Confession] Je dois vous faire une confidence : je n’ai pas osé aller parler à une Recrue qui était là… Il s’agit de Simon Girard, l’auteur de Dawson Kid. N’ayant pas du tout aimé son roman, je ne savais pas comment il réagirait si je débarquais et lui disais : “Salut Simon ! Je suis Caro[line], de la Recrue et je n’ai pas du tout aimé ton roman.” (Oui, bon, bien sûr, je l’aurais dit d’une façon plus diplomatique !) Alors je ne me suis pas présentée, je m’en veux un peu car il a surement entendu parler de la Recrue, et qu’il m’a vu parler avec Véronique Papineau, et qu’il avait l’air très très sympa. Tant pis… [Fin du moment Confession]

Et puis j’ai eu aussi la chance d’échanger quelques mots avec Horacio Castellanos Moya, l’auteur du bal des vipères.

Nous avons aussi assisté à des rencontres avec différents auteurs que je ne connaissais pas du tout :

  • Jordi Soler : c’est un auteur mexicain, né dans une communauté d’immigrés catalans et vivant maintenant à Barcelone. Il nous a parlé de ses deux romans, mêlant réalité et fiction : Les exilés de la mémoire et La dernière heure du dernier jour. Le premier roman parle de l’exil puis de l’installation au Mexique de son grand-père espagnol. Le deuxième parle de la plantation de café que son grand-père a créé dans la jungle mexicaine. Une très belle entrevue menée de main de maître par une journaliste du Monde, me semble-t-il.
  • James Canon : Ce jeune auteur colombien vit désormais aux Etats-Unis. Il nous a parlé de son premier roman, Dans la ville des veuves intrépides. Ma maman et moi avons trouvé que cet auteur a été desservi, à la fois par la personne qui l’interrogeait et par son traducteur. Cependant, cela ne m’a pas empêché de m’intéresser à son livre et donc de l’acheter !
James Cañón

James Cañón

Photo by Jerry Bauer

  • Nathan Englander & David Treuer : Nous avons assisté à une présentation croisée de ces deux auteurs américains. Nous y étions restées par curiosité (j’avais envie d’entendre parler américain !) et finalement, nous avons adoré ce moment passé en leur compagnie ! Nathan Englander a grandi dans un milieu juif orthodoxe ; il était là pour nous parler de son roman, Le Ministère des affaires spéciales. David Treuer – * soupir * – a une mère indienne ojibwé et un père juif autrichien, survivant de l’Holocauste ; il nous présentait son troisième roman, Le manuscrit du Dr Apelle. Ces deux auteurs ont eu des propos très intéressants. Je vous livrerai surement plus de détails quand je vous parlerai du roman de David Treuer. Je suis littéralement tombée sous son charme ! (Est-ce que cela viendrait du prénom ?)
Nathan Englander (2ème) & David Treuer (4ème)

Nathan Englander (pull orange) & David Treuer (t-shirt noir)

Désolée pour le flou…

Voilà donc un petit résumé de cette superbe journée passée à Vincennes ! J’ai énormément apprécié de rencontrer des auteurs déjà lus, mais aussi de découvrir à travers des conférences de nouveaux auteurs. C’est un moyen très intéressant de découvrir leurs oeuvres et de s’y intéresser.

Et pour finir, voici mon butin de guerre littéraire !

Notre butin !

Notre butin !

Rassurez-vous ! Je n’ai pas acheté tous ces livres !

Le butin de ma maman

Le butin de ma maman

Voici les livres de ma maman :

  • Le manuscrit du Docteur Apelle de David Treuer (Albin Michel)
  • Les exilés de la mémoire de Jordi Soler (10/18)
  • Nikolski de Nicolas Dickner (Denoël)
Les livres apportés pour me les faire dédicacer

Les livres apportés pour me les faire dédicacer

Mon butin personnel !

Mon butin personnel !

Mon butin personnel !

Mon butin personnel !

Voici les livres avec lesquels je suis repartie :

  • The translation of Dr Apelles de David Treuer
  • Bang crunch stories de Neil Smith : j’ai déjà lu la traduction française mais je souhaite découvrir la version originale car il paraît qu’elle est mieux. Et puis surtout, il y a une nouvelle supplémentaire en VO !
  • De Niro’s game de Rawi Hage : je l’ai aussi déjà lu en anglais et j’ai envie de le découvrir dans sa version originale.
  • Someday this pain will be useful for you de Peter Cameron : j’ai assisté à un café littéraire où il était convié et les personnes ayant parlé de son livre m’ont donné très envie de le lire. Et puis “on” m’a dit qu’InColdBlog appréciait beaucoup cet auteur. (Tu vois, Lou, finalement j’ai craqué et je l’ai acheté !)
  • Tales from the town of widows de James Canon
  • L’adaptation en BD de Shutter Island : je suis très curieuse de découvrir cette adaptation d’un roman de Dennis Lehane que j’avais beaucoup aimé. Et je sais déjà qui va vouloir me l’emprunter !

Voilà donc un beau butin ! Et je trouve que j’ai été trèèèèès raisonnable ! N’est-ce pas ? ;-)

[Aparté] Ah, et pour ceux qui comme Lou se demanderaient quelle est cette mouche anglaise qui me pique, voilà l’explication ! J’ai vécu quelques mois aux Etats-Unis en 2001 et 2002, et je lisais en anglais à cette époque. A mon retour en France, j’en ai perdu l’habitude (à part pour les Harry Potter) mais l’anglais est une langue qui me fascine, j’aime l’intonation des anglophones, et notamment celle des américains, et encore plus celle des californiens, et j’aime lire en anglais. Pourquoi m’y remettre précisemment maintenant et en force ? Tout simplement parce que le monsieur qui partage ma vie est parti travailler quelques mois en Angleterre ! Je profite donc de cette occasion pour m’y remettre pour de bon. Voilà ! [Fin aparté]

« Ne demande pas ton chemin à quelqu’un qui le connaît… »

« … tu risquerais de ne pas te perdre… »

Rabbi Nachman de Breslau
(Citation en début d’ouvrage)

Vous avez envie de voyager ? Alors embarquez à bord du Flipo ! C’est à la fois un avion, un bateau, un bus ; il vous emmènera en Argentine, en Inde, en Thaïlande, à Cabourg, aux Ménuires, au Pérou, etc.

Qui comme Ulysse
Nouvelles en partance

Georges Flipo
Anne Carrière – 2008

A travers ces 14 nouvelles, Georges Flipo nous fait voyager. Certaines des nouvelles montrent la stupidité du touriste moyen à l’étranger (Nocturne). D’autres parlent de ces personnes qui sont partis vivre loin de leur pays (Les sources froides). Ce sont à la fois des voyages physiques mais pour certains de ces personnages, ce sont aussi des voyages plus intimes où ils se découvrent. Je pense notamment au joueur d’échec qui va s’ouvrir à la spiritualité à travers une partie d’échec (La partie des petits saints). Il y est aussi beaucoup question de rédemption par le sacrifice. Là, je pense notamment au prêtre aficionado de Et à l’heure de notre mort.

Vous l’aurez bien compris, ce recueil n’est pas seulement un voyage vers l’ailleurs, mais aussi un voyage vers les autres et vers soi.

Toutes les histoires qui nous sont contées sont un régal ; tout y est décrit avec justesse et avec style ! N’en déplaise à Ulises, le personnage de la nouvelle intitulée Qui comme Ulysse (Ulises est un auteur de nouvelles à qui un éditeur français reproche qu’il manque une chute à ses nouvelles, ce à quoi Ulises « répond que les chutes, c’est une obsession bien française ; en Amérique du Nord ou du Sud, la chute, on s’en passe très bien »), la plupart de ces nouvelles ont des chutes intéressantes et très réussies !

Et pour finir, je voulais juste vous dire que ma préférence va à la nouvelle qui s’intitule L’île Sainte-Absence. Cette nouvelle est très belle, très touchante et très bien menée. Vous pouvez la découvrir lue par Dame Cuné ! C’est très beau.

En conclusion, voilà un recueil de nouvelles que je trouve très réussi et que je vous recommande chaudement ! (Je dois vous avouer qu’écrire ce billet et aller lire les billets des autres blogueurs (voir la liste ci-dessous) me donnent terriblement envie de retourner voyager dans ce recueil !)

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, allez lire les billets d’Amanda (un très beau billet !), Cathulu, Cuné, Fashion, Laure, LVE, Pascal, Papillon.

*****

Avant de vous laisser, voici les réponses à deux questions que j’ai posées à Georges Flipo.

Caro[line] : Est-ce que, comme Joseph, le personnage de la nouvelle intitulée La route de la soie, vous avez visité virtuellement – via Internet – tous ces pays où vous nous emmenez, ou vous y êtes vous déjà rendus vraiment ?

Georges : Tous les sites où sont ancrés mes nouvelles, je les connais, je les ai visités, parfois plusieurs fois (Salta, Buenos Aires).

Je suis un voyageur plus sincère que Joseph, le gardien de phare. Vous pouvez aller devant la cathédrale de Salta, vous y croiserez le trio de mendiants que je décris, etc. Je ne voulais pas écrire de nouvelles “guides verts” (j’entends, écrites avec le guide vert, les blogs, les atlas), mais je ne voulais pas non plus écrire de nouvelles “carnets de voyages” dans lesquelles j’aurais accumulé un maximum d’indications “pour faire vrai” – on devient alors vite vraiment ennuyeux. Je ne suis pas allé les visiter “pour trouver des sujets”, mais c’est souvent en les visitant que j’ai trouvé les sujets. Et parfois même les personnages : l’infernal trio de la nouvelle Nocturne existe, je l’ai rencontré… et même le premier dialogue entre Dupont Monsieur et Dupont Madame est presque intégralement authentique. Celui-là, je ne l’aurais jamais trouvé dans le guide vert. Il y a – malheureusement – plusieurs personnages de ce recueil qui sont inspirés de personnages réels.

Caro[line] : Est-ce que, comme le personnage de Rapace, vous avez quelqu’un dans votre entourage qui vous inspire tous vos écrits ? Reprenez-vous la réalité pour la tordre “jusqu’à la rendre affreuse, grotesque” ? (extrait de la nouvelle Rapace)

Georges : Je n’écris jamais de nouvelles autobiographiques, comme l’affirme le héros de Rapace… sauf dans la nouvelle Rapace. Oui, mea culpa, je le confesse, j’ai parfois la tentation d’aller piocher dans le malheur des gens pour en tirer de belles nouvelles… et j’y ai parfois succombé, mais seulement si ces malheurs n’avaient rien d’horrible. Deux bémols quand même :
- quand je happe un sujet chez des gens que je connais, je m’arrange pour déformer la réalité, comme Rapace “jusqu’à la rendre affreuse, grotesque”.
- et je m’arrange pour introduire des leurres.

La grande différence avec Rapace est la suivante : ce n’est pas l’histoire qui m’intéresse, c’est le décor, le cadre, les détails. On me l’a apporté sur un plateau dans des nouvelles telles que Une incartade ou Les sources froides, mais le récit que j’y inscris est très différent.

Merci beaucoup, Georges ! Et très bientôt, nous découvrirons ensemble le potentiel livresque de Georges Flipo !

*****

Georges Flipo

Georges Flipo

Site Internet de l’auteur
Blog de l’auteur

Un manga français à découvrir !

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire découvrir un manga français ! En effet, la mangaka (c’est-à-dire l’auteur du manga), Miya, est une jeune femme française.

Vis-à-Vis
Miya

Pika Edition / Shojo
1er volume : 01/2008
2ème volume : 24/09/2008

Elodie est une jeune étudiante qui vit seule dans un studio parisien, ses parents ayant été obligés de déménager en Province suite à leur endettement. Ayant échoué à ses examens, elle est obligée de réviser pour rattraper son retard. De plus, elle a besoin de travailler afin de subvenir à ses besoins… Et voilà que la concierge de son immeuble fait un malaise. Elodie est alors embauchée pour la remplacer.

Et bien sûr (je vous rappelle que c’est un shojo !), il y a deux garçons… (le fameux triangle !) :-)

D’un côté, il y a Vincenzo, le brun un peu voyou, qui bosse dans la pizzeria de son frère et fréquente des gens pas vraiment fréquentables. De l’autre, il y a Daniel, le blond, aux doigts de fée : il est styliste et travaille d’arrache-pied à la préparation d’un défilé pour le concours international du meilleur jeune talent haute couture.

Elodie va aider Daniel dans ses confections de robes car non seulement elle aussi a des doigts de fée, mais elle a aussi de très bonnes idées. Petit à petit, elle tombe sous le charme du beau Daniel…

Voilà donc une histoire plutôt classique avec un triangle amoureux ! On pourrait même parler de carré amoureux… mais je ne souhaite pas vous en dire trop pour ne pas gâcher votre lecture ! C’est justement l’incursion d’un quatrième personnage qui va un peu pimenter ce premier volume. Mais chuuuut !

L’originalité de ce manga, c’est qu’il se passe en France. C’est pour moi une première de lire un tel manga et j’ai trouvé cela sympa de retrouver mon univers quotidien.

Côté dessin, le trait est très net. Les visages sont fins, mais je ne trouve pas les garçons très beaux (on est loin de Zero et Kaname !). C’est dommage… mais j’aime quand même bien ce genre de dessin réaliste et précis.

Au final, un avis plutôt positif me donnant envie de découvrir les prochains volumes !

Miya

Miya

Liens

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LSF

AVERTISSEMENT !

Ce billet ne parle pas de littérature et il est long car je peux être trèèèès bavarde sur certains sujets qui me tiennent à cœur !

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Bonjour tout le monde !

Je me suis toujours dit que je ne parlerais que de choses ayant trait à la littérature sur ce blog. Donc des livres que je lis, des auteurs, des librairies, des rencontres avec des blogueurs, des salons littéraires, des séances de dédicace, etc. Il y a bien eu ce billet qui était TOTALEMENT hors-sujet ! Quoique si on cherche bien, ce n’est pas totalement hors-sujet puisque j’ai assisté à ce film en compagnie de mes copines-blogueuses littéraires… :-)

Donc la littérature avant tout…

Mais aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous une nouvelle expérience que je vis. Non, je ne vous parlerai pas de mon changement de situation professionnelle car même si j’en suis ravie, je ne ressens pas le besoin de partager cette nouvelle aventure avec vous car cela “me touche moins aux tripes” (pardonnez-moi cette expression !). [Début de l'aparté] Peut-être devrais-je juste vous préciser que mon travail m’occupe plus désormais, donc je lis moins qu’avant, je surfe moins sur vos blogs et j’ai plus de mal à trouver de l’énergie le soir pour faire des billets. Mais c’est juste un nouveau rythme à prendre. [Fin de l'aparté]

Donc revenons à cette nouvelle expérience : cette année, j’ai décidé d’apprendre la LSF, la Langue des Signes Française.

Si je ressens le besoin de partager cela avec vous, c’est parce que pour moi, cela représente beaucoup. J’ai l’impression de m’ouvrir à quelque chose de nouveau et de grand. C’est très excitant et très intéressant !

Mais commençons par le début…

Pourquoi prendre des cours de LSF ?

Quant on me pose cette question, une image me vient immédiatement en tête : deux personnes en train de signer à la gare Saint-Lazare. En effet, il y a plusieurs mois de cela, alors que j’allais prendre mon métro, j’ai vu deux personnes en train de “parler” entre elles en langue des signes. A ce moment-là, une pensée m’a frappé : “Comment puis-je dialoguer avec ces personnes ?” Alors que nous vivons dans le même pays, que nous sommes tous français, je ne peux pas échanger, parler, communiquer avec ces personnes. Sensation bizarre…

Je me suis alors demandé s’il existait des cours de langue des signes. J’ai commencé à faire des recherches sur Internet et j’ai alors découvert qu’il en existait notamment dans ma ville. Comme les cours avaient déjà commencé, j’ai laissé tomber l’affaire.

Et puis, j’ai rencontré Laëtitia ! Je crois que sans elle, je ne me serais jamais inscrite à ces cours. (Vi m’dame !)

Très rapidement (je peux même dire, dès son premier mail), Laëtitia disait avoir appris la LSF. J’ai donc commencé à échanger avec elle sur le sujet. Et qu’ai-je découvert ? Qu’elle avait suivi les cours dans ma ville ! Nous avons alors beaucoup discuté de ces cours (qu’elle avait vraiment trouvés très bien), mais aussi de la LSF et de toutes ces idées reçues que l’on peut avoir dessus (Pourquoi n’existe-il pas une langue des signes commune à tous les pays ? Un sourd n’est pas muet, il peut parler mais ne sait pas forcément le faire.). Elle m’a aussi recommandé des livres comme Le cri de la mouette d’Emmanuelle Laborit. J’ai alors pris conscience que le monde des sourds était si différent du mien… j’ai découvert plein de choses, j’ai commencé à réaliser des choses : ce que les sourds ont vécu dans le passé (la LSF était carrément interdite) et ce qu’ils vivent. C’était comme si un nouveau monde m’apparaissait. (J’espère ne pas paraître stupide en disant cela mais je n’ai jamais rencontré des sourds et donc je ne m’étais jamais posé toutes ces questions auparavant.)

J’ai alors pris la décision de m’inscrire aux cours de LSF de ma ville !

Mon premier cours

Et hier soir avait donc lieu mon premier cours ! D’ici le mois de décembre, je vais avoir 10 sessions de 2 heures chacune. Mon professeur s’appelle Natalia. Elle est sourde, lit sur les lèvres et peut oraliser (c’est-à-dire parler pour un sourd).

Lors de ce premier cours, nous avons appris l’alphabet, qu’on appelle la dactylologie.

La dactylologie

La dactylologie

Je sais donc désormais signer chaque lettre de l’alphabet ! Bien sûr, la LSF ne consiste pas à épeler tous les mots que l’on souhaite dire. Chaque mot a un signe propre. La dactylologie sert dans le cas où on ne connaît pas un signe, par exemple. Ou pour épeler son prénom et son nom.

Nous avons aussi appris quelques mots comme “bonjour”, “je m’appelle”, “merci beaucoup”. Nous avons appris à applaudir aussi.

Mes impressions après ce premier cours

WOUAH !

Tout d’abord, pendant deux heures, je me suis concentrée sur ma main droite.

Et puis nous n’avons pas parlé pendant toute la durée du cours. Donc bien qu’il y ait toujours un bruit de fond, il n’y a pas de parole prononcée à haute voix et déjà rien que cela, c’est assez nouveau comme sensation.

Et puis je réalise que j’ai échangé avec Natalia, ma professeur. Bien que nous n’ayons pas eu une vraie discussion, elle nous a appris des choses et nous avons rigolé ensemble.

Par contre, je ressens un énorme sentiment de frustration car j’aimerais lui poser plein de questions… mais je ne peux pas ! Ou alors il faudrait que je lui écrive. Mais aussi, peut-être est-ce trop tôt pour lui poser ce genre de questions ? (Es-tu sourde de naissance ? Quel est ton métier ? Quant as-tu appris la LSF ? Etc.) Pour le moment, nous allons faire connaissance pendant les cours. Je vais garder mes questions pour plus tard !

**********

Voilà donc mon premier billet sur la LSF ! Je ne sais pas si je ferai un billet après chaque cours, mais je sais que je reviendrai régulièrement vous en parler, ainsi que vous parlez de la LSF, du monde des sourds et bien sûr de mes lectures autour de tout cela !

Si j’ai dit des bêtises, si vous souhaitez apporter des informations complémentaires, si vous avez des questions, n’hésitez pas, les commentaires sont là!

B & B

B & B does not stand for Bed & Breakfast this time, but for Bristol & Bath, and Books & Books ! Car oui, ce week-end, j’ai découvert Bristol et re-visité Bath, mais j’ai aussi augmenté la taille de ma PAL anglaise…

Voilà les lieux de tentation que j’ai découverts :

Waterstone's

Waterstone's

C’est dans cette première librairie que j’ai mis les pieds, attirée par ça :

"Brisingr" de Christopher Paolini

car j’avais pour mission de rapporter le tome 3 de L’Héritage de Christopher Paolini, Brisingr ! En effet, ce roman sortait samedi en Angleterre et deux copines-blogueuses ne pouvaient attendre pour l’avoir. :-)

Waterstone’s une chaîne, une grande librairie. Je suis repartie avec quelques livres… et leur carte de fidélité ! Bah oui, je vais y retourner et j’économise ainsi des points qui se transforment en chèque-cadeau pour acheter des livres. Elle n’est pas bien faite, la vie ? ;-)

Et comme je n’ai pas tout trouvé dans ce premier lieu de perdition, je me suis rendue dans celui-ci :

WHSmith

WHSmith

Sur la photo, c’est le WHSmith de Bath. Moi, je suis allée dans un à Bristol qui ne vend pas seulement des livres, donc ambiance bien moins sympathique que chez Waterstone’s… mais j’y ai quand même dégoté mon 7ème tome d’Harry Potter sans lequel je n’aurais jamais osé adresser la parole à Erzébeth à mon retour !

Pas de petites librairies dans mes découvertes de ce week-end… mais c’était seulement mon premier contact avec Bristol et je compte continuer à arpenter ses trottoirs à la recherche d’éventuels autres lieux de perdition !

Et puis dimanche, c’est à Bath que nous nous sommes rendus. Cette ville est célèbre pour ses thermes romains.

Les thermes romains de Bath

Les thermes romains de Bath

Mais Bath, c’est aussi une ville où a habité… Jane Austen ! Elle y avait fait quelques séjours (qui lui ont inspiré Northanger Abbey), avant de s’y installer de mai 1801 à juillet 1806. (Elle a notamment vécu au 25 Gay Street.)

25, Gay Street

25 Gay Street

Jane Austen n’appréciait pas particulièrement cette ville où l’on venait pour voir et être vu. Elle n’y a pas écrit, mais il semblerait qu’elle y ait beaucoup observé la société anglaise de son temps… ce qui lui a servi pour ses romans.

Et figurez-vous qu’il y a un Jane Austen Centre !

The Jane Austen Centre

The Jane Austen Centre

Ce centre, localisé au 40 Gay Street, présente une exposition permanente sur Jane Austen et son époque. Bon, je dois vous l’avouer que ce musée est petit mais c’est quand même un plaisir de :

- être accueillie par Mr Colin Darcy himself,

Welcome to the Jane Austen Centre !

Welcome to the Jane Austen Centre !

- voir des objets ayant appartenu à Jane Austen, et notamment une lettre qu’elle a écrite à sa sœur Cassandra,

Lettre de Jane à sa soeur Cassandra

Lettre de Jane à sa soeur Cassandra

- et de découvrir plein de Mr Darcy dans la boutique du musée !

* soupir *

* soupir *

De plus, le musée accueille aussi cette année une exposition temporaire, Romance & Reality, où sont exposées certaines des robes portées par les actrices de la série BBC, Miss Austen Regrets, qui raconte les dernières années de Jane.

Robe de "Miss Austen Regrets"

Robe de "Miss Austen Regrets" (BBC)

De belles robes et de belles photos des scènes qui m’ont donné très envie de voir cette série dès que j’en aurai l’occasion !

Cette petite plongée dans le monde austinien m’a donné envie de me remettre à la lecture des romans de Jane ! Je me suis d’ailleurs offert Northanger Abbey en anglais. Ainsi qu’un roman intitulé Me and Mr Darcy (Alexandra Potter) dans lequel une héroïne du 21ème siècle rencontre le vrai Mr Darcy. (J’ai notamment craqué sur la couverture !)

Et d’ailleurs – je sais que vous l’attendez avec impatience ! – voici la photo de tous mes achats :

Mes achats de livres en VO !

Mes achats de livres en VO !

Comme prévu, j’ai pris :

  • Harry Potter and the Deathly Hallows de JK.Rowling
  • New moon and Eclipse de Stephenie Meyer
  • Undead and unwed de MaryJanice Davidson (que j’ai d’ailleurs déjà commencé : j’aime beaucouuuup ! Il y a des vampires, une héroïne qui se découvre justement vampire et un bad guy à tomber !)

Vous pouvez voir que je n’ai pas trouvé tout ce que j’avais mis sur ma BTR list ! C’est pourquoi je n’ai pas eu de scrupule à aussi prendre :

  • Northanger Abbey, de Jane Austen
  • Me and Mr Darcy d’Alexandra Potter
  • Bristol Short Story Prize, anthologie de 20 nouvelles ayant concourru pour le Bristol Short Story Prize 2008
  • Bristol tales, une autre anthologie de nouvelles ayant comme point commun Bristol

Finalement, en regardant cette liste, je me dis que j’ai été trèèèèès raisonnable ! Je vais donc m’empresser de lire tout cela… (ou au moins une bonne partie !) avant mon prochain séjour anglais, dans un mois environ !

« Tu es elle et elle est toi. Pour une séparation, c’est raté. »

Mari et femme
Régis de Sa Moreira

Au Diable Vauvert – Août 2008

Alors qu’ils viennent de prendre la décision de se séparer, un couple se réveille un matin chacun dans le corps de l’autre. Comment est-ce arrivé ? Nous ne le savons pas. Mais c’est un fait : le narrateur, l’homme, vient de se réveiller dans le corps de sa femme. C’est son corps à elle qu’il aperçoit quand il se regarde dans le miroir. C’est son corps à lui qu’il aperçoit de l’autre côté de la table du petit-déjeuner.

Grâce à ce petit tour de magie, Régis de Sa Moreira tente d’assouvir le fantasme de vivre la vie d’un autre, ainsi que celui de savoir ce qu’est être une femme pour un homme. Sauf que là, ce couple ne l’a pas choisi.

Le narrateur – l’homme de ce couple – va donc découvrir le regard des autres sur sa femme, les émotions ressenties par sa femme, le travail de sa femme, l’orgasme féminin, etc. Et ces sujets-là me semblent plutôt bien traités.

Le style qu’a choisi d’adopter Régis de Sa Moreira pour nous conter cette histoire est l’autre particularité de ce roman : le narrateur parle à la deuxième personne du singulier.

« Le café est beaucoup trop fort.
Ta femme lève tes yeux et te regarde pencher son visage dans ton bol.
Tu te brûles son nez et relèves sa tête d’un coup.
Ta femme pose ta main sur ta poitrine et se remet à tousser.
»

Au début, c’est compliqué, il faut s’habituer, s’accrocher, réfléchir pour comprendre de qui parle le narrateur : les yeux de son corps d’homme ? les yeux du corps de sa femme ? Puis cela vient vite car c’est ainsi tout le long et finalement, ce style convient très bien à cette histoire.

Un petit bémol ? La fin. J’imaginais quelque chose de plus surprenant…

Malgré ce petit bémol, je vous recommande ce livre car c’est avant tout une belle performance de style !

Retrouvez aussi les avis d’Amanda (que je remercie pour le prêt !), Anne-Sophie, Arsenik, Chiffonnette, Cuné, Emeraude, Joëlle, Laure, Lily.

Régis de Sa Moreira

Régis de Sa Moreira

See you there!

Source : VisitBristol.co.uk

Figurez-vous que ce week-end, je pars voir nos voisins anglais !

Je vais là exactement (qui correspond au point plus clair sur la carte du dessus) :

Source : VisitBristol.co.uk

Saviez-vous que Bristol est la ville où est née et où a grandi JK.Rowling ?

Que Jane Austen y aurait séjourné quelques temps ?

Que Charles Dickens, Wilkie Collins et Oscar Wilde y seraient passés ?

C’est donc inspirée par tous ces grands noms de la littérature anglaise (et aussi parce que je me dois de vous dire à quoi ressemble une librairie anglaise) que je me sens obligée de me rendre dans une (voir plusieurs… (bah oui ! histoire de pouvoir comparer…)) librairie(s) ! Car sinon, je ne serais pas une LCA digne de ce nom, would I?

D’ailleurs, j’en ai profité pour commencer une English BTR List (BTR = Books To Read, c’est-à-dire une liste de livres en anglais à lire) :

  • Stephenie Meyer et les 3 derniers tomes de sa tétralogie Twilight (le 1er tome est déjà dans ma PAL anglaise, j’ai décidé de céder à la tentation sous le prétexte que c’est une bonne raison de me remettre à la lecture en anglais (on s’invente les excuses qu’on peut (veut ?) !)),
  • Christopher Moore et ses vampires (Bloodsucking Fiends et You suck (là, vous pouvez constater que c’est la faute de Karine si ces livres apparaissent dans ma BTR !)),
  • Charlaine Harris et ses Southern Vampire Mysteries (oui, il souffle un vent vampiresque dans mes futures lectures anglaises),
  • MaryJanice Davidson (encore une histoire de vampires, mais pas que…),
  • JK.Rowling (parce que je n’ai toujours pas lu l’épisode final de la série Harry Potter, série que j’ai lu en anglais depuis le début, que c’est intolérable de ne l’avoir toujours pas lu et encore plus quand on se rend dans la ville de l’auteur !).

Sur le papier, je me suis arrêtée là. Dans la réalité… je vous raconterai tout cela à mon retour après ce week-end so literary British !

Have a good week-end!


Source : Wikipedia

« Vous mort, je redeviens immédiatement l’autre. »

Comme de très nombreux blogueurs littéraires, j’ai eu le plaisir de recevoir ce livre dans le cadre d’une vaste opération Denoël / Chez-les-filles.com.

La fausse veuve
Florence Ben Sadoun

Denoël – Août 2008
112 pages

Dans ce court récit d’une centaine de pages, la narratrice nous parle de son histoire d’amour avec un homme marié. Suite à un accident cérébral, cet homme va se retrouver paralysé. Elle nous raconte tout : leurs moments ensemble, puis l’accident, le regard des autres sur leur histoire (notamment celui du personnel hospitalier), ses moments de doute à elle, puis sa mort et ce rôle de veuve qu’on lui refuse car elle était l’autre, celle qui a volé cet homme à sa famille.

C’est un récit empli d’une émotion contenue. Rien de violent ou d’intense, malgré le drame et la tristesse de cette histoire. J’ai plutôt ressenti un sentiment d’oppression… J’ai tourné les pages, poussée par le style de l’auteur et cette émotion. Maintenant vous dire si j’ai aimé ou pas m’est difficile. Car j’ai quand même ressenti un léger sentiment de malaise lors de sa lecture… Impossible d’identifier l’origine de ce malaise, mais en lisant les différents avis sur ce livre, je me dis que cela vient peut-être du fait que la narratrice laisse passer pas mal de ressentiment dans ses propos : elle ne se concentre pas sur son histoire d’amour et ses moments de bonheur, mais sur tout ce qu’elle n’a pas eu (une vraie place auprès de cet homme). Je comprends que c’est – surement – le but de ce livre (vider son sac sur cet épisode de son passé), mais ce n’est pas forcément ce que je préfère. Donc au final, un avis plutôt mitigé, ni pour, ni contre !

Et pour ceux qui ne le sauraient pas encore, cette histoire, c’est celle de l’auteur, Florence Ben Sadoun, avec Jean-Dominique Bauby, qui a écrit un livre alors qu’il était paralysé et ne pouvait communiquer qu’à l’aide de clignements de son œil gauche. Ce livre, c’est Le scaphandre et le papillon, qui a d’ailleurs été adapté au cinéma en 2007. Nous voilà donc en fait en présence d’un récit autobiographique, sauf qu’au moment de ma lecture, je ne le savais pas du tout ! Pareil qu’avec Un roman russe d’Emmanuel Carrère.

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Extrait

« Vous mort, je redeviens immédiatement l’autre. Je n’ai pas la parole, je suis votre fausse veuve, celle du rang de gauche à l’église dos à la nef. Celle à qui le curé n’a pas parlé. Celle qu’il n’a même pas regardée une fois dans les yeux. Pour les siècles des siècles.
Amen.
» (p.102)

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Retrouvez aussi les avis d’Aelys, Amanda, Amy, Anne-Sophie, Argantel, Cathulu, Delphine, Gaël, Joëlle, Julie, Lily, Lo, Loutarwen, Lucie, Maijo, Malice, Ori, Praline, Sophie, Valdebaz, Yspaddaden.

Invitation Canapé !

Souvenez-vous… En novembre 2007, à l’occasion de ma première participation au Club des Théières, je découvrais le concept de roman-cuisine lancé par les éditions 1973.

"Hot Dog" d'Elise Milicevic, Daniel Egnéus et Jérôme Lefevre

"Incognito" de Susan Freddi

A l’occasion de la sortie de leur troisième roman-cuisine, Canapé, écrit par Elise Milicevic et illustré par Daniel Egnéus, les éditions 1973 et la librairie La Cocotte vous invitent à venir le découvrir :

J’y serai !