AVERTISSEMENT !
Billet 100% foenkinesque, avec une interview de l’auteur à la fin.
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Nos séparations
David Foenkinos
Gallimard – Octobre 2008
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Ai-je besoin de vous parler de David Foenkinos ? “Naaaaaaaaaaaan !”, vous entends-je crier. Mais pensez-vous aux nouveaux lecteurs de ce blog qui n’en auraient jamais entendu parler ? Alors rien que pour eux, je vais faire un rapide résumé : David Foenkinos, auteur chouchou, 7 romans à son actif dont Nos séparations qui sort aujourd’hui même dans toutes les librairies de France.
(Je vous avais dit que je ferais quelque chose de rapide ! J’en suis capable, même quand il est question de Zi Auteur Chouchou Number One !)
Comme toujours, j’ai un peu d’appréhension à la lecture d’un nouveau Foenkinos. C’est pourquoi j’ai choisi de me mettre dans les meilleures conditions : par un dimanche ensoleillé, je me suis installée sur mon fauteuil de lecture préféré, une tasse de thé à portée de main, une feuille blanche et un crayon pour noter tout ce qui me passerait par la tête pendant mes lectures, et… c’est parti ! Pendant un peu plus de deux heures, j’ai découvert l’histoire de Fritz, le narrateur, et Alice. Et pas la peine de vous faire languir plus longtemps : je me suis régalée !
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Fritz et Alice. Ils se sont rencontrés, aimés, séparés… puis re-rencontrés, re-aimés et re-séparés… puis… etc.
Ils se sont rencontrés lors d’une soirée. « Au tout début, il y a eu un geste. » Celui d’Alice. Puis un sourire. Puis des paroles. Il lui a dit son prénom : « Je m’appelle Fritz. » Elle n’a fait aucun commentaire. Il a alors envisagé de l’épouser un jour.
On va alors suivre l’évolution de leur histoire, faite d’amour, de disputes, de retrouvailles. C’est drôle et touchant. On s’attache au personnage de Fritz qu’on ne lâche pas. On a envie de savoir ce qu’il va se passer avec Alice. J’ai tournée les pages sans m’arrêter et surtout sans me lasser. C’est plutôt bon signe, non ?
J’ai retrouvé mon auteur chouchou à travers ces pages, son humour et son style. Cette fois, beaucoup moins de loufoquerie mais toujours ces petits détails : des prénoms qui reviennent d’un roman à l’autre (oui oui, il y a encore une Caroline dans ce Roman !), les deux Polonais (fidèles à tous les écrits de David Foenkinos), cette attention portée aux détails du corps humain. Je me suis sentie “chez moi”, rassurée mais pourtant, il y a quelque chose de nouveau, un plus par rapport à ses autres romans. J’ai l’impression que ce roman est plus abouti que tous les autres, plus cohérent. L’histoire se tient de bout en bout et forme un vrai tout. David Foenkinos avait abordé un tournant avec son précédent roman, Qui se souvient de David Foenkinos ? et j’ai l’impression que ce nouveau roman montre que David Foenkinos l’a passé avec succès.
Alors voilà, le verdict est le suivant : je vous conseille vivement de lire le dernier David Foenkinos ! Je sais que vous avez toujours du mal à me croire objective quant il est question de cet auteur. C’est vrai que je suis très influencée par la relation que j’ai pu nouer avec cet auteur à travers mon blog, nos rencontres, ses livres, j’éprouve vraiment une tendresse particulière pour lui, mais là, j’ai vraiment la sensation que David a écrit un chouette roman.
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Extraits
« Je me lève la nuit et je lis, des heures entières. Les mots sont souvent mon refuge, jusqu’à l’aube, et parfois les lettres se mélangent à mes rêves aux frontières de la somnolence. » (p.15)
« snouf grigrigri gragragra » (p.44) (Ne demandez pas !)
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Et pour finir ce billet en beauté, je vous livre les réponses de David Foenkinos à quelques questions que je lui ai posées par mail !
Caro[line] : Parle-nous des prénoms de tes personnages… [Il faut savoir que D.F. a certains prénoms qui reviennent régulièrement d'un roman à l'autre comme Laurence, Alice, Caroline, Sonia, Bernard, etc.]
David : Le rapport aux prénoms est déterminant. Quand je trouve le bon prénom, j’ai l’impression d’avoir 80% de mon personnage. Quand j’écris En cas de bonheur et que je trouve Jean-Jacques, je n’ai plus grand chose à faire. Tout ce qu’il fait est très Jean-Jacques. Il a une façon Jean-Jacques de vivre son histoire.
Après, c’est vrai que j’aime bien retrouver les prénoms… Alice à nouveau… Et puis, oui, j’aime bien que les couples s’appellent pareils : il faut peut-être que j’aille chez le psy pour étudier cette question. Mais là, oui, dans Nos séparations, il y a un François et une Françoise.
Caro[line] : La Suisse est-elle une obsession pour toi ? [Il faut savoir que la Suisse est omniprésente dans les écrits de D.F.]
David : Complètement. Quand mes héros disent qu’ils veulent vieillir en Suisse, c’est vraiment la partie autobiographique du livre. J’éprouve une vraie fascination pour la Suisse, ce qu’elle représente. Ce serait très long d’expliquer pourquoi. Il y a une partie réelle et une partie comique. Mais disons que je fantasme ce pays comme une entité souple et molle, avec des femmes lentes et bourgeoises, des banques rassurantes, et des possibilités de manger gentiment de la soupe. C’est aussi un pays parfait pour soigner son asthme, pour accueillir les écrivains de l’Est, et être le cœur des romans d’Albert Cohen.
Caro[line] : Tu sembles aussi fasciné par les détails du corps humain. [Il faut savoir que D.F. évoque souvent juste un détail du corps de ses personnages, et ses personnages font de même avec leurs interlocuteurs : les cheveux (lisses de préférence !), une nuque, une oreille. Voir des gestes.]
David : J’adore les détails. Je veux pouvoir décrire une femme uniquement à partir de son oreille. Ce que je fais souvent d’ailleurs. On retrouve dans mes livres des cheveux, des oreilles, des nuques. Et là, je dois dire que Nos séparations est un livre très dent. Les dents ont une importance majeure dans le livre. Je vise le lectorat dentiste.
Caro[line] : Parlons de la suite… travailles-tu déjà sur un nouveau roman ?
David : Non, j’écris un roman par an depuis 7 ans. Pour l’instant j’arrête. Je voulais écrire un recueil de nouvelles sur les détails féminins, mais mon ordinateur est mort en emportant ce projet. Alors il fallait ça pour que je décroche enfin de la drogue romanesque. Je vais me concentrer sur le théâtre, et le cinéma.
Et c’est là que mon petit cœur de lectrice chouchou se brise… mais en attendant un éventuel retour à la littérature de David Foenkinos, je vais aller voir sa pièce de théâtre :





Tu as fait sobre, Caro ;o)
Mais tu m’as donné envie, allez, ce roman sera-t-il le premier Foenkinos que j’arrive à lire en entier ? A suivre….
@ Cuné : Deviendrais-je raisonnable ? Mûrirais-je (ou murirais-je ? gros doute là… en même temps, il est 6h37 et je suis à moitié endormie encore !) en même temps que mon auteur chouchou ?
Remarque, maintenant que tu as lu du Nicolas Cauchy, en effet, tu peux passer à David Foenkinos ! Ils sont totalement différents, cela vaut le coup d’œil pour s’en rendre compte par toi-même !
enfin!
et maintenant suis évidemment pressée de le lire
Moi aussi suis pressée de le lire…
Il me fait rire dans l’interview : le lectorat dentiste, vraiment ?
j’adore la suisse, une partie de ma famille y vit, alors l”histoire de la soupe me fait bien rire….
je vais le lire, et je te dirais chère caro
moi, j’ai encore une fois, un train de retard puisque je n’ai toujours pas lu “Qui se souvient de….de….”?????….de qui déjà?!
De mon côté je viens de recevoir sa nouvelle pour la journée du Lymphome et si je suis convaincue je poursuivrai peut-être la découverte de son oeuvre. En tout cas ses réponses sont sympas.
(Et tu vas voir la pièce quand Caro ?
)
Je ne suis pas dentiste mais je vais le lire quand même, tiens !
Comme plusieurs, j’ai pouffé à l’idée du lectorat dentiste! Ses réponses sont cool!
@ Stéphanie : Je vais faire tourner mon exemplaire. Première étape chez Amanda !
@ Fashion : C’est bien de se fixer des buts, non ? Alors pourquoi pas le lectorat dentiste ?
@ Amanda : Je suis très curieuse de savoir ce que vous allez en penser, toi et les filles !
@ Anne : :-p (Tu me cherches, toi…)
@ Bladelor : J’attends ton avis sur la nouvelle avec impatience alors !
@ Cuné : J’y vais le 11 ! Je vous ferai un compte-rendu, bien évidemment.
@ Tamara : Et si tu aimes, tu pourras le conseiller à ton dentiste…
@ Karine : C’est normal, c’est mon auteur chouchou, il est trooooop coooool !
Et bien, tu me donnes envie, vilaine !
)
Mais conseille-moi, toi qui sembles un peu familière de l’œuvre foenkinesque, y’a-t-il un titre par lequel il vaut mieux commencer ?
(je te fais entièrement confiance)
(et ne porterai pas plainte en cas de déception – mais ça, ce n’est pas envisageable, pas vrai ?
j’ai bien envie de le lire celui là ! mais peut être devrais je lire en cas de bonheur, que tu m’as offert pour mon anniversaire il y a bien longtemps maintenant et que je n’ai toujours pas ouvert… (oui je sais, je sors…°
Tiens, Catherine Jacob est au JT de France 2 ce midi pour parler de la pièce
(Je te résume à la hache : elle a dit textuellement que “sous des dehors de gentil garçon, David Foenkinos était quand même une teignasse de première”…..
)
@ Erzébeth : Si tu as la possibilité de commencer soit par Qui se souvient de David Foenkinos ? ou Nos séparations, fais-le ! Ensuite, selon ta réaction, on verra.
(Oui, je sais, si tu en lis déjà, ce sera suffisant !!!)
@ Emeraude : Comme tu veux !
(Pas la peine de sortir, pour ma part, je n’ai toujours pas lu La trilogie du bonheur que tu m’as offerte !!)
@ Cuné : Merci pour ce fidèle compte-rendu ! Et je suis surprise : MON David une teignasse ? Tsss…
Eh bien, moi, je crois à ton impartialité
… parce que seulement d’entendre ses réponses laissent présager de bons romans.
Je sais, ça fait plusieurs que je le dis, mais je veux faire une encoche à ma mission québécoise, juste pour lui. Pour commencer, lequel me recommande-tu ? Admettons que tu commences à me connaître un tout petit peu … par La Recrue.
C’est noté Caroline, dès que je trouve le temps, je suis tes précieux conseils, les yeux fermés !
@ Venise : Hé ben écoute, pourquoi ne pas commencer par celui-ci justement ?
@ Erzébeth :
Oh, mon Dieu, Seigneur!
Une autre cuvée Foenkinos! Qui semble bonne, en plus!
Soupir.
Alors peut-être que durant les vacances des fêtes, j’y plongerai aussi. Et il me sera impossible de le lire sans penser à toi, ma chère!
Que veux-tu? Il est sympa, le bougre!
@ Julie GravelR : Oh oui, il est très sympa !
J’espère que cette nouvelle cuvée te plaira autant que celle de l’année dernière.
[...] David Foenkinos sortira ce jour-là. Son titre : La délicatesse (Gallimard). Malgré ce qu’il m’avait dit l’année dernière, au moment de la sortie de Nos séparations, David Foenkinos n’a pas arrêté d’écrire [...]