Hier soir, j’ai eu l’impression d’être une star pendant 30 secondes : j’ai eu l’extrême honneur d’être prise en photo sur un tapis rouge des studios Harcourt ! Bon, pour ceux qui ne connaissent pas les studios Harcourt, mon effet d’annonce tombe à plat… Rassurez-vous, moi aussi, il y a une semaine, je ne savais pas ce que c’était, les studios Harcourt ! Ces studios photos existent depuis 1934 et sont très réputés, notamment pour leurs portraits en noir et blanc. (Allez sur leur site Internet pour découvrir une galerie de portraits !)
Mais revenons à nos moutons et mes 30 secondes de gloire… Que suis-je allée faire aux studios Harcourt hier soir ? J’ai eu en fait le plaisir d’assister à la remise du prix Carrefour du premier roman.
Ce prix, qui existe depuis 2002, a pour vocation de rendre des premiers romans accessibles au plus grand monde. Le lauréat de ce prix se voit remettre un chèque de 5000 euros et son roman est mis en avant par Carrefour dans ses hypermarchés et dans ses supports de communication pendant un an.
Le jury est composé de 5 jurés “professionnels” (des auteurs) et de 5 jurés “amateurs” (des lecteurs). Cette année, la présidente du jury, c’était Katherine Pancol. Avec elle : Jean Portante (journaliste et écrivain), Xavier Houssin (journaliste et écrivain), Pascale Clark (journaliste et écrivain) et Christine Citti (actrice, réalisatrice et scénariste). Et les 5 lecteurs : Dominique Besson, Evelyne Christory, Christian Bougeault, Julie Trevily et Lydie Viais.
Cette année, le prix a été remis à :
Les Constellations du hasard
Valérie Boronad
Belfond – Février 2008
« Un jeune Français part à la recherche de son rêve américain : rencontrer l’écrivain Paul Auster et lui faire lire le manuscrit de son premier roman. À peine arrivé à New York, il se fait voler tout ce qu’il possède : argent, papiers… et son unique manuscrit. Ainsi débute une surprenante odyssée dans laquelle l’accompagnera le vieil Andalou Alejandro Asturias, poète aveugle au génie méconnu, qui accepte d’aider le jeune homme à condition qu’il devienne ses yeux et transcrive sa poésie titanesque. Trois parcours d’écrivains entremêlés et un roman dont la littérature reste le personnage majeur. »
Je dois avouer que cette présentation est tentante. Paul Auster, écrivains, littérature personnage majeur, New-York : ça fait très envie ! Afin de me décider, je suis allée consulter les avis de Camille (qui s’est laissée emporter par « par ce roman un peu magique » et qui y a retrouvé « l’atmosphère très typique “New York & Paul Auster” »), Clarabel (« un projet audacieux, mais pas totalement abouti. »), Florinette (« Un magnifique roman initiatique rempli de poésie, d’humour et de sensibilité ») et Goelen (qui trouve la fin ridicule). C’est du 50-50 (c’est surtout la fin qui semble un peu illusoire, le point noir de ce roman, semble-t-il) qui me donne bien envie de découvrir à mon tour ce roman ! (Paul Auster et New-York, je ne peux pas résister !)
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Pour information, les autres candidats étaient :
- Ces gens-là de Virgile Durant – Plon
- Le Maître des noms de Josef Ladik – First
- Le Passé devant soi de Gilbert Gatore – Phébus
- Manipulé de Laurent Terry – Plon (Prix des Blogauteurs)
- Dieu est un pote à moi de Cyril Massarotto – XO
Et les lauréats des années précédentes :
- 2002 : Les Baltringues de Ludovic Roubaudi – Le Dilettante
- 2003 : Recherche au sang d’Elsa Marpeau – Danger Public
- 2004 : Demain matin si tout va bien de Cécile Krug – Anne Carrière
- 2005 : Noir d’Olivier Pauvert – Denoël & Le Secret d’Anna d’Anny C.Paul – Autre Temps
- 2006 : Un si tendre abandon de Jean-Pierre Guyomard – Anne Carrière
- 2007 : L’Oeil de Caine de Patrick Bauwen – Albin Michel (Prix Livre de Poche Polar 2008)



“Dieu est un pote à moi” était sélectionné ? C’est une blague, non ?
Et tiens, je vois que le lauréat de l’année dernière est le bouquin de Bauwen…
j’attends de voir ce que toi tu en auras pensé alors
je note “la constellation du hazard” et vais de ce pas consulter des avis.
Et ben voilà, ça a du bon parfois d’avoir un certain âge, parce que moi, les Studios Harcourt, je connais
Non, non, je ne suis pas née en 1834, un peu après tout de même
Oh ! 1934 et pas 1834 !
Bonjour,
C’est étonnant ce prix Carrefour. Dans l’enseigne près de chez moi, ce n’est pas les premiers romans qui se bousculent sur les rayons… hum ! ni les 2e ni les 3e d’ailleurs.
Enfin si pour se racheter de cette pauvreté de diversité sur leur rayon ils promeuvent un jeune auteur je ne vais pas les blâmer.
Enfin ces Constellations du hasard ont l’air plein de promesses (malgré quelques points négatifs qu’il est rare de ne pas rencontrer dans un premier roman), j’espère qu’on pourra lire ton avis bientôt !
A bientôt !
Quoi ???!!!!!
Tu t’es fait tirer le portrait par les studios Harcourt ???? !!!!
‘Tain trop la classe !
Ah, les premiers romans, je ne sais pas pourquoi mais ça me touche …
Question : Comment se fait-il que Anne Carrière gagne en 2004 et en 2006 pour un premier roman ? Comment on peut gagner deux fois un premier roman. Peut-on écrire des premiers romans toute sa vie … ?
@ Fashion : Je dois avouer que j’ai aussi souri en voyant le pote de Dieu sélectionné !
Et aussi pour le reste…
@ Amanda : Faut d’abord qu’il intègre ma PAL !
@ Pom’ : Ok !
@ Meria : Dis donc, je ne pensais pas que tu avais dans les 140 ans… tu fais plus jeune !
@ Sébastien : Je dois avouer que je n’ai pas du mettre les pieds dans un Carrefour depuis 4/5 ans au moins ! Donc aucune idée à quoi ressemble leur rayon Littérature. Et donc j’espère qu’ils mettent vraiment en avant le roman lauréat dans leurs rayons…
Et oui, les premiers romans ont souvent des défauts. J’espère pourvoir le lire très bientôt pour le constater (ou pas ? sait-on jamais) par moi-même.
@ InColdBlog :
@ Venise : Vive les premiers romans !
Pour répondre à ta question : en fait, Anne Carrière est l’éditrice. D’où sa double présence dans les lauréats.
J’irai vérifier s’ils le font
Je n’en lis pas souvent, manquant de temps : mais lorsque j’ai découvert celui d’Audeguy j’avais été très impressionné. On est parfois très surpris, plus que par certains gros éléphants.
Mais souvent ces défauts sont compensés par une certaine fraîcheur et sans doute aussi un peu gommés par le soin qu’apporte son auteur (et son éditeur) à vouloir “gagner son lectorat” dés le départ… Les défauts sont souvent des maladresses d’ailleurs
Ah oui remarque subsidiaire : si les centrales d’achat n’offre pas un grand choix, c’est très bien (je ne m’en plaignait pas en fait, juste surpris de leur intérêt pour la chose). Il vaut mieux faire vivre ceux dont c’est le métier.
Est-ce que les lecteurs proviennent du public ou ce sont des gens connus de différents milieux?
J’y étais aussi !! Juste derrière K Pancol sur l’estrade. Pour répondre à Jules, oui ! Les lecteurs étaient de vrais lecteurs. Oui ! Les constellations du hasard est un très bon premier roman, je l’ai défendu et sans trahir le secret des délibérations, un seul tour a été nécessaire pour trouver la lauréate. Quant à dieu est un pote à moi, je n’ai même pas souvenir que nous en ayons parlé….
@ Sébastien : Je dois avouer que j’aime aussi lire des premiers romans car on ne sait jamais sur quoi on peut tomber ! La surprise peut être totale.
@ Jules : Chris t’a répondu dans le commentaire suivant. Les lecteurs sont des inconnus, de simples lecteurs non-professionnels.
@ Chris89 : Ah ! Je suis ravie de te voir ici ! Je t’avais repéré dans le dossier de presse car tu parlais de PAL. Cela m’a intrigué et je découvre qu’en fait, tu es blogueur. Tout s’explique !
Je serais un peu comme toi : il y a des mots dans le résumé qui sont … irrésistibles
Et puis, comme savoir si on aime ou non si on ne le lit pas (oh, je sais que mon excuse est un peu bancale mais bon … il commence à se faire tard et j’ai eu une longue journée ! mdr !)
@ Joëlle : Ton excuse n’est pas du tout bancale… !!! En tout cas, je l’approuve.