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Tous les 15 du mois, retrouvez le premier roman d’un auteur québécois !
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« Perlerorneq. C’est le mot par lequel les Esquimaux nomment ce sentiment rongeant le cœur des hommes pendant l’hiver qui s’étire sans fin et où le soleil n’apparaît plus que de loin en loin. Perlerorneq. Rauque comme la plainte d’un animal qui sent la mort approcher. »
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Autant vous le dire tout de suite : j’ai adoré ce roman ! C’est un véritable coup de cœur, une recrue très prometteuse ; je me suis vraiment régalée !
L’histoire commence en 1845 avec le départ d’une expédition – la dernière – de Sir John Franklin. Il part avec deux navires, l’Erebus et le Terror. Le but de cette expédition est de découvrir le passage du Nord-Ouest, passage entre l’Océan Atlantique et l’Océan Pacifique. Sir John laisse derrière lui, en Angleterre, sa femme Lady Jane, ainsi que leur nièce, Sophia.
L’originalité de ce roman réside dans sa forme qui alterne le récit de l’expédition (lui-même, fait sous plusieurs formes : un récit traditionnel, le journal de bord de Francis Crozier, le commandant du Terror, et celui, beaucoup plus laconique, de Sir John) et le récit de la vie de Sophia et sa tante Jane en Angleterre. Nous sommes en pleine époque victorienne, où les femmes se réunissent pour boire le thé, assistent à des bals et où Mr Darcy est le nom d’un petit chien qui aime plonger dans un étang aux canards. (On ose espérer que Lady Jane l’a nommé d’après le héros d’Orgueil et préjugés !) Ces deux récits menés en parallèle sont ponctués de petites touches décalées de par leur forme mais en totale cohérence avec le récit, comme la recette du plum-pudding préparée pour le repas de Noël offert par Lady Jane, une partition de musique, un extrait d’une pièce de théâtre de Cyrano de Bergerac joué sur l’Erebus, etc.
Ainsi s’alternent et se croisent deux histoires. D’un côté, nous avons une centaine d’hommes qui se trouvent en plein milieu de l’Arctique, face à son immensité blanche, sans ligne d’horizon, juste du blanc. Pris dans les glaces, les marins se retrouvent immobilisés pendant des mois au même endroit. Il fait froid, les provisions viennent à manquer. Des hommes meurent. Les commandants doivent prendre des décisions. C’est dur. Et en contrepoint, il y a ces moments mondains passés autour de tasses de thé ou à des bals, où l’ambiance est plus légère, le tout relaté avec humour.
Les personnages sont tous bien croqués et ma préférence va à Francis Crozier et Lady Jane. Le commandant du Terror se livre à nous à travers son journal de bord ; on connaît ses pensées, ses doutes ; son amour pour Sophia est très touchant. Quant à Lady Jane, c’est une femme intéressante, mariée mais indépendante et qui a une véritable âme d’exploratrice : elle voyage en territoires connus et établit des cartes d’endroits inconnus en se basant sur celles faites par d’autres explorateurs.
Et la cerise sur le gâteau : le tout est superbement écrit !
Bien que n’étant pas une spécialiste des romans victoriens, j’ai eu l’impression de plonger en plein dans cette époque. Je me suis régalée. (Au point où j’ai envie de lire Jane Austen !) J’ai vraiment été charmée par l’originalité de la forme du roman, le tableau de l’époque victorienne et l’écriture de Dominique Fortier. J’en redemande encore. Et bien sûr, je vous le recommande vivement !
Retrouvez l’avis des autres chroniqueurs de la Recrue, ainsi qu’une mini-revue de presse.


Il est dans ma pile… je devrais le lire bientôt! Ca semble vraiment très bien comme roman, tout à fait le genre de chose que j’ai le goût de lire présentement!
C’est exactement l’histoire racontée par Dan Simmons dans son dernier roman : Terreur. Pas drôle du tout par contre, très angoissant au contraire, il y mêle des éléments fantastiques issus de la mythologie esquimaude. Très réussi, on a froid en lisant !
C’est encore moi… : il se trouve facilement en France cet éditeur ? Je veux dire quand on n’est pas Parisien ?
Je l’avais repéré chez Allie … cette histoire m’avait tout de suite fait de l’oeil !
Et toujours au sujet de cette expédition sort en Février chez Fayard “John Franklin. L’Homme qui mangea ses bottes” d’Anne Pons : j’ai hâte !!
@ Karine : Lis-le vite !
@ SBM : Il faut que je me renseigne sur ce Dan Simmons. Je n’avais pas réalisé que c’était basé sur la même histoire.
Cet éditeur, Alto, est québécois donc pour le trouver en France, il faut soit se renseigner à la Librairie du Québec (qui se trouve à Paris mais on peut aussi commander sur leur site Internet), soit commander sur un site marchand québécois (on trouve des liens sur le site de l’éditeur).
Joëlle : Il faut que tu le lises ! (Et si tu veux que je te le prête, fais-moi signe !)
@ Cuné : Merci de l’info ! (Car je me découvre un intérêt pour les récits d’expédition sur les mers !)
Et bien je note! Rien que pour Darcy!!:-)) Il sera disponible au prêt??
Il me plait bien ce récit : hop, dans ma LAL.
Bonjour
Faites connaître votre blog sur France Blogs
http://www.franceblogs.net
Bonne continuation
Tu me donnes très envie et je m’inscris sur la liste de prêt si tu en ouvres une…
@ Chiffonnette & Elou : Pas de problème pour le prêt, je vous ajoute sur la liste !
@ Meria : Bonne idée !
Ah ben s’il y a une liste de prêt… Je veux bien y être aussi!
(*écrivez ici votre blabla disant que ce n’est pas raisonnable*)
@ Lucile : Je t’ajoute sur la liste et ne fais aucun blablah !
[...] mars 2009 — Caro[line] Voilà une très bonne nouvelle pour la Recrue de décembre dernier, Du bon usage des étoiles de Dominique Fortier [...]
[...] le temps de vous présenter le top 3 des Recrues de cette année. Je suis ravie car c’est mon coup de cœur de cette deuxième saison de Recrues qui arrive en première position [...]
J’en rajoute une couche : ce livre est génial, lisez-le !
[...] avis de Cuné, Louis, Catherine (Biblioblog), Fashion et Caro[line] bien sûr que je remercie pour le [...]