Prix Landerneau 2009 (1)

Aujourd’hui, je vous parle des deux premiers romans que j’ai lus dans le cadre du Prix Landerneau 2009 :

  • Un dieu un animal, de Jérôme Ferrari
  • Les mains nues, de Simonetta Greggio

Prix Landerneau

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"Un dieu un animal"

"Un dieu un animal"

« Un jeune homme a pris la décision de quitter son village natal pour aller, revêtu du treillis des mercenaires, à la rencontre du désert qu’investirent tant d’armées, sous des uniformes divers, après le 11 septembre 2001. De retour du checkpoint où la mort n’a pas voulu de lui, ce survivant dévasté est condamné à affronter parmi les siens une nouvelle forme d’exil. Il se met alors en demeure de retrouver la jeune fille de ses rêves d’adolescent, mais cette dernière semble avoir disparu sous les traits d’une jeune femme désormais vouée corps et âme à son entreprise… » (4ème de couverture)

Une écriture rythmée – attention, ce n’est pas le rythme d’un rock mais plutôt celui d’un blues – et maîtrisée, de sorte qu’on la suit comme un fil qu’on n’a pas envie de lâcher, qui nous amène jusqu’au bout de ses 110 pages. Une histoire qui pourrait sembler décousue mais qui se comprend sans problème. Seul petit bémol : je n’ai pas été autant touchée par ce roman que ce à quoi il aurait pu prétendre vu sa haute teneur émotive. Peut-être est-ce parce que j’ai voulu mettre une distance entre l’histoire violente de ce jeune homme et moi ?

Ce roman n’est donc pas une lecture coup de cœur (comme pour Lily) ou coup de poing (comme pour Fashion) mais cela reste une belle lecture.

Elles l’ont lu aussi : Cathulu, Papillon, Sylire.

Un dieu un animal, Jérôme Ferrari, Actes Sud, Janvier 2009, 110 pages

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"Les mains nues"

"Les mains nues"

« Emma est vétérinaire de campagne. A quarante-trois ans, au beau milieu d’une vie rude, autarcique et solitaire, elle voit débarquer le jeune Giovanni, adolescent fugueur de quatorze ans, dont elle a autrefois connu les parents, Micol et Raphaël. Ce qui s’est joué entre eux, elle a voulu l’oublier, l’enfouir au plus profond. elle souhaiterait que Giovanni parte, mais il reste. Et s’installe peu à peu entre eux une histoire tendre, fiévreuse et maladroite.

Lorsque Micol revient chercher son fils, elle croit comprendre l’irréparable, la liaison entre Emma et Gio. Il y aura procès. Il y aura vengeance. Mais de quoi, et de qui, se venge-t-on ? D’un amour qui reste tabou ? Ou d’un passé dont les blessures ne se sont pas refermées ? » (4ème de couverture)

Je suis entrée dans cette lecture avec un a priori négatif : j’avais beaucoup aimé La douceur des hommes mais avait été refroidie par Etoiles (je n’avais trouvé aucune épaisseur à ce roman).

Alors qu’a donné cette lecture ? Bah je n’ai pas aimé ! Il y avait matière à épaisseur : une histoire d’amour entre une femme de 43 ans et un ado de 15 ans, un sujet sur lequel il y a de quoi écrire. Mais Simonetta Greggio a fait le choix – interntionnel ou non – de ne pas tout dire et de laisser planer un grand flou sur cette histoire qui n’est pas anodine,  sur le passé de Raphaël, Emma et Micol, en ne nous révélant pas tout. Même si ce choix est intentionnel, je n’aime pas ce genre de procédé car pour moi, il y a vraiment trop de choses non dites, de clés qui me manquent. Même si je n’attends pas qu’on m’explique tout dans les moindres détails, il me faut un minimum…

Voilà donc un 3ème essai, raté et je pense m’arrêter là avec Simonetta Greggio…

Elles l’ont lu aussi : FashionJ’ai comme l’impression que ce Greggio sera mon Ovaldé version 2009. »), Lily (qui a beaucoup aimé), Papillonil a manqué un je ne sais quoi à ce roman pour qu’il m’emporte totalement »), CathuluCe n’est pas désagréable à lire mais reste léger ,bien trop léger… »).

Les mains nues, Simonetta Greggio, Stock, 2009, 170 pages

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22 réponses vers «Prix Landerneau 2009 (1)»

  1. papillon Dit:

    Bon retour Caro[line] !
    Décidément il semble que le Simonetta Greggio ait déçu la plupart de ses lecteurs, même toi ! Quant à Jérôme Ferrari, je suis aussi d’accord avec toi : trop dur pour être vraiment touchée, bizarrement…
    Et au 3 juin : j’y serai aussi.

    • Caroline Dit:

      Merci !
      On se voit le 3 juin, je suis contente car cela fait siiii longtemps qu’on ne s’est pas vu. Et je crois qu’on se voit à Toulouse aussi !

  2. Lilly Dit:

    Bon retour Caro[line] ! Vous m’avez définitivement détournée de Greggio, mais je reste intriguée pour Ferrari.
    Mais le plus important est : où en est Proust ?

    • Caroline Dit:

      Ah Proust ! Je pense que je vais devoir faire un billet pour faire le point sur mes lectures classiques, car il s’est passé des choses ces derniers mois. Pour résumer : j’ai mis Proust de côté au profit de Zola. Mais je ne le laisse pas entièrement tomber, c’est juste que là, je suis plus dans une période Zola. Je vous raconterai tout cela dans un billet !!!

  3. Leiloona Dit:

    Vraiment tentée par “Un Dieu un animal” !
    En revanche, je vais faire ma curieuse : c’est un canard marque-pages que je vois en haut à droite de la couverture ?

    • Caroline Dit:

      Non, ce n’est pas un marque-page mais un porte-clef ! Je crois qu’on se voit à Books, je pourrai donc te le montrer pour de vrai. :-D

  4. Maxime Dit:

    Re-bienvenue sur ton blogue. :P Content de ton retour. :-)

  5. Karine :) Dit:

    Le livre de Greggio ne fait définitivement pas l’unanimité… j’ai adoré “La douceur des hommes” pourtant mais je ne suis pas certaine que je me laisserai aller à lire celui-là!

  6. sylire Dit:

    Pas vraiment touchée non plus par “un dieu, un animal” mais secouée, oui !

  7. lily Dit:

    Vraiment ravie de te revoir ici :)
    Au fait, tu seras présente le 3 juin (demain déjà …) ?

    • Caroline Dit:

      Oui, j’y serai !! Et Elodie m’a dit que tu y seras aussi : je suis ravie de faire enfin ta connaissance. :-)

  8. Et le Prix Landerneau 2009 est décerné à… « Cinquième de couverture Dit:

    [...] (L’origine de la violence). C’est donc une surprise, mais une belle surprise car Un dieu un animal est un très beau roman. Il ne m’a touché autant que j’aurais pu m’y attendre, [...]

  9. Lou Dit:

    ça y est Caroline, j’ai commencé à parler du prix :) J’ai finalement commencé avec “les mains nues” et je partage globalement ton avis. En fait je pense que l’intérêt du récit ne tient pas à l’histoire de Gio, mais comme je n’ai pas apprécié la façon dont est traitée cette partie importante (pour les mêmes raisons que toi, je trouve que la superficialité choisie par Greggio en fait une pâle copie de romans et de films consacrés au même sujet), je ne suis pas vraiment convaincue.

    • Caroline Dit:

      Ah chouette ! Je vais lire avec intérêt tes billets sur les romans sélectionnés alors. J’ai hâte de découvrir la suite !

      Bon, personnellement, j’estime que tu as commencé par un des moins bons romans de la sélection, donc ça ne peut aller quand s’arrangeant, je pense ! Je te conseille de lire le Fontanel maintenant.

  10. Michel Dit:

    un très beau roman, pourquoi tout dire… la suggestion est parfois plus forte
    un beau roman d’une femme toujours amoureuse

    • Caroline Dit:

      Je suis d’accord que nous ne sommes pas obligés de TOUT dire, mais dans le cas de ce roman, je trouve qu’il me manque vraiment quelques éléments supplémentaires pour pouvoir penser comme toi !

  11. Lou Dit:

    J’arrive à mi-chemin de mes lectures du prix, avec trois bilans mitigés. J’espère me régaler en laissant sans trop le savoir le meilleur pour la fin ;)

  12. Blog-O-Book » Un Dieu, un animal Dit:

    [...] Antigone, Caro[line], Cathulu, Emeraude, Fashion, Incoldblog, Katell, Le Bibliomane, Léthée, Lily, Lou, Michel, [...]


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