Et voilà ! A l’heure où le prix Landerneau était remis à Jérôme Ferrari pour Un dieu un animal, il me restait une quarantaine de pages du roman de Fabrice Humbert, L’origine de la violence. C’est seulement le lendemain que j’ai pu en finir avec ces dernières pages ! Voici donc mon billet sur ce roman, qui clotûre ainsi cette nouvelle belle aventure.

*****
« Lors d’un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d’un détenu dont la ressemblance avec son propre père, Adrien, le stupéfie.
Rentré en France, il retrouve son père, sa famille, mais le souvenir de la photographie ne le quitte plus. Il décide alors de se lancer dans une recherche qui va bouleverser sa vie.
Ce détenu, nommé David Wagner, se révèle être son véritable grand-père. Peu à peu se met en place l’autre famille, la branche Wagner, la branche cachée, celle dont personne chez les Fabre n’évoque l’existence. Et c’est le destin croisé de ces deux familles, deux générations plus tôt, lorsque l’ambitieux David Wagner rencontra le riche Marcel Fabre et sa femme Virginie, qui éclate alors au grand jour, ainsi que les terribles conséquences que la liaison entre David et Virginie entraîna.
Au cours de sa quête à travers la France et l’Allemagne, dans la nouvelle vie qu’il tâche d’inventer avec une Allemande qu’il vient de rencontrer, le jeune homme se rend compte qu’on ne se débarrasse pas si facilement du passé – ni du sien ni de celui de sa famille. Lorsqu’on remonte à l’origine de la violence, c’est sa propre violence qu’on finit par rencontrer. » (4ème de couverture)
Voilà un bon roman, mais qui n’est pas du tout fait pour moi !
Il est bon car il est bien écrit, il semble très bien documenté, il est riche de questions, d’interrogations et de réflexions, notamment sur la violence. Mais en le lisant, j’ai eu le sentiment de lire un essai, ou plutôt un récit sans réelle émotion. Exception faite de l’émotion qui provient – forcément – des descriptions des atrocités des camps de concentration et des confidences du grand-père, puis du père du narrateur. Le narrateur – que je n’ai pas trouvé antipathique – réfléchit beaucoup mais je n’ai pas eu l’impression qu’il ressentait vraiment les choses qu’il découvrait et qu’il nous livrait. C’est donc pourquoi je dis que ce roman n’est pas du tout fait pour moi car je n’ai pas été touchée par ce narrateur ! Mais tout cela reste très personnel puisqu’au contraire de moi, Cathulu, Papillon et Sylire ont eu un coup de cœur pour ce roman, Fashion trouve que c’est un très bon roman qu’elle recommande vivement et Lily trouve que c’est un livre d’une grande force. En revanche, il ne reste plus grand chose de sa lecture à Anne.
A vous de vous faire votre propre avis donc !
L’origine de la violence, Fabrice Humbert, Le Passage, 2009, 316 pages
*****
Et donc maintenant que j’ai lu les six romans sélectionnés pour le prix Landerneau 2009, je peux donc remettre officiellement MON Prix Landerneau 2009. Aucune grande surprise, puisque mon chouchou et favori à quelques heures de la remise est bien mon Prix Landerneau 2009 !
L’attente du soir de Tatiana Arfel
*****




Oh, nous n’avons pas le même gagnant! Quelle surprise!
What a surprise, isn’t it?
Pour ces 2 là nous sommes d’accord!
Oui !!! J’attends de voir ce que tu as pensé des autres.
Sois contente, le Prix Roblès a été remis samedi à Blois à l’attente du soir.
Très mérité! je suis en train de le finir, quelle lecture!!!
Ah ! Quelle bonne nouvelle ! Merci !
J’ai bien aimé l’attente du soir mais j’ai trouvé le dernier chapitre un peu trop long, ce qui a un peu altéré mon ressenti très positif du début. Il n’en reste pas moins que c’est pour moi une belle lecture.
Aimant les “docu-romans” j’ai au contraire apprécié ce que tu reproches à l’origine de la violence.
Heureusement que nous n’avons pas tous les mêmes goûts !
(Oui, je sais, cette phrase est d’une banalité affligeante, mais je viens de me réveiller…
)