Je dois vous avouer que j’aime beaucoup lire le matin le week-end. Pendant que mon homme fait la grasse matinée, je m’installe sur notre canapé, un roman dans les mains et une théière sur la table basse. Cela fait plusieurs week-end où je n’ai pas eu l’occasion de le faire et j’attendais celui-ci avec impatience car nous n’avons rien nous obligeant à nous lever tôt.
Donc ce matin, réveil vers 9h et direction le canapé pour continuer à suivre les aventures du Maître de Ballantrae de Stevenson. Une petite pause vers 10h pour me préparer un thé Capetown (un rooïbos Earl Grey de chez Mariage Frères) et voilà qu’à 11h ma lecture était finie !
Je vais donc vous parler de cette nouvelle découverte d’un classique, écossais cette fois.
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Dans ce roman, Stevenson nous raconte l’histoire de deux frères, James et Henry Durie, qui vont s’affronter toute leur vie. James, appelé aussi le Maître de Ballantrae, est l’aîné et donc l’héritier ; Henry est le cadet. Ils vivent avec leur père et Miss Alison, une proche parente, orpheline et riche. Cette dernière est amoureuse de James, qui souhaite partir soutenir le roi Jacques (nous sommes dans un contexte particulier en Ecosse à cette époque : le roi George règne et le roi Jacques se trouve en exil mais je m’arrêterai là car je ne suis pas forte en histoire et cela me prendrait du temps à tout vous expliquer (enfin à recopier les notes de ce roman et effectuer quelques recherches !)). Milord le soutient dans ce projet, Henry s’y oppose et Alison se désespère, mais finalement, c’est un pile ou face qui donne raison à James et ce dernier part, abandonnant son rôle d’aîné et une amoureuse. Ainsi la roue tourne et Henry devient – malgré lui – l’héritier et épouse Alison. Mais le Maître de Ballantrae revient avec de sombres dessins en tête.
Pendant plus de 300 pages, Stevenson va dérouler, sur plusieurs dizaines d’années, l’histoire de ces deux frères que tout oppose et qui n’auront de cesse de s’affronter, poussés par leur orgueil démesuré.
« Tout a commencé entre nous lorsque nous avons jeté une pièce en l’air dans la grand-salle de Durrisdeer, il y a maintenant vingt ans ; nous avons connu des hauts et des bas, mais jamais aucun de nous deux n’a pensé à céder ; quant à moi [Le Maître de Ballantrae], lorsque mon gant est jeté, ma vie et mon honneur sont en jeu. »
Le Maître de Ballantrae apparaît clairement comme un manipulateur et Henry semble subir tout cela. Mais malgré tout, malgré les ruses, la méchanceté, les manigances du Maître de Ballantrae, je ne peux m’empêcher de l’admirer et d’être fascinée par ce personnage. Un peu comme ces bad boys qu’on aime malgré tout. « Voilà vingt ans que je le connais et toujours je l’ai détesté, toujours je l’ai admiré, toujours je l’ai redouté servilement. », dit Mackellar, employé et ami d’Henry, qui lui sera fidèle jusqu’au bout. Ce fut pareil pour moi !
Bon et sinon, ai-je aimé ce roman ? Oui ! C’est un roman d’aventures qui nous fait parcourir le monde, mais c’est plutôt l’écriture de Stevenson et les personnages qu’il a créés qui m’ont vraiment plu ! Je trouve la confrontation entre les deux frères tellement bien élaborée. C’est dense, c’est profond et plein de rebondissements, jusqu’à la fin, inéluctable.
Merci à Kali de m’avoir permis de découvrir ce roman à l’occasion du colis d’été du swap au long cours !
Elles l’ont lu aussi : Isil, Karine, Lilly, Tamara & Yueyin.
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27 juin 2009 à 3:09
J’ai encore des frissons lorsque je songe à ce roman. Je suis contente (mais pas étonnée ;o)) que tu aies apprécié. Pour la suite, je te conseille “Le Grand Meaulnes”, j’en garde un très joli souvenir.
27 juin 2009 à 5:08
Pour ma part, je n’ai pas été autant déconcertée que toi par ce roman, donc aucun frisson !
Finalement j’ai opté pour le Tana French, histoire de faire une vraie coupure avec Stenvenson.
27 juin 2009 à 3:34
Alors là, tu me fais plaisir au plus haut point. Je dois lire ce roman pour mes cours. Et à chaque fois que je regarde ma pile, je désespère. Mais ta façon d’en parler, me donne envie d’aller l’acheter tout de suite et de commencer par celui-ci.
27 juin 2009 à 5:08
Vas-y, n’hésite pas à te lancer dedans !
27 juin 2009 à 5:51
Très grand roman du grand Stevenson.Il existe une jolie version en BD signée Hippolyte.
28 juin 2009 à 6:08
Merci pour l’info !
27 juin 2009 à 7:40
Va falloir! Mais bon, je me le garde pour les vacances!
Ou pour l’Ecosse tiens! Sur place ou presque, ce serait fabulous!
28 juin 2009 à 6:08
Oh la la, ce sera génial de le lire sur place ! Et je ne savais pas que tu partais en Écosse, c’est chouette ! Il paraît que c’est vraiment très très bien.
27 juin 2009 à 7:56
Ah, il est fabuleux celui-ci!
Chif va en Ecosse, quelle chance!
28 juin 2009 à 6:08
Oui, elle en a de la chance !
27 juin 2009 à 9:47
C’est un de mes meilleurs souvenirs de lecture de l’an dernier. J’ai adoré la confrontation psychologique et l’écriture de Stevenson.
28 juin 2009 à 6:09
Tout pareil ! Stevenson écrit vraiment très bien. Et la confrontation entre ces deux frères, mais aussi avec le narrateur, est très intéressante.
27 juin 2009 à 10:56
Ce genre de lutte fraternelle, ça me tente à un point que tu ne peux pas imaginer. En fait, ça me rappelle Etéocle et Polynice. Ce livre, j’ai trop envie de le lire !
(pour parler dans un langage châtié, n’est-ce pas)
28 juin 2009 à 6:11
Je ne connais pas Etéocle et Polynice (mais je viens de me renseigner… vive Internet !) mais oui, il faut que tu lises ce roman-là !
27 juin 2009 à 11:08
Tu me vois ravie de cet avis positif
28 juin 2009 à 6:11
Encore merci !
28 juin 2009 à 9:06
Je ne connaissais pas ce roman avant de t’entendre en parler. Visiblement, ça a l’air d’être un classique à ne pas manquer! (Encore un! lol)
@ Chiff’ : oui, tu vas te régaler en Ecosse! Au passage, il y a toute une partie du “Writer’s museum” (gratuit!) à Edimbourg qui est consacrée à Stevenson. Moi ça m’a toute chamboulée, cette proximité avec lui (même si je n’ai lu qu’une version pour enfants de “L’île au Trésor”) : ces objets, ces photos…
30 juin 2009 à 7:35
Il y a tellement de classiques à ne pas manquer !
29 juin 2009 à 6:21
Ce que j’ai pu aimer!!! Moi aussi j’étais fascinée par ce maître!! Et la confrontation est géniale, tout simplement!!
30 juin 2009 à 7:36
Nous nous retrouvons sur ces deux points !
(Welcome back sur les blogs, au fait !)