Comment je me suis réconciliée avec Véronique.
Tout avait très mal commencé entre Véronique et moi : j’avais détesté Et mon cœur transparent. Suite à cette lecture, je m’étais bien dit que je ne retournerai jamais vers cet auteur. Alors quand j’ai commencé à voir fleurir des billets sur son dernier roman, Ce que je sais de Vera Candida, j’y ai jeté un coup d’œil, tout en sachant que je ne le lirai pas. Ah ça non.
Il y a bien eu le billet de Fashion. Comme moi, elle avait détesté Et mon cœur transparent. Et là, elle disait que Ce que je sais de Vera Candida était « un très beau roman, définitivement ». J’en fus très surprise, mais passai ma route.
Mais quelque chose avait surement commencé à germer en moi…
J’ai ensuite appris qu’on me proposait de suivre le prix Goncourt des Lycéens, pour lequel ce roman est sélectionné . Et puis j’ai entendu une émission radio où sur les quatre chroniqueurs, trois avaient aimé ce roman, j’aimais les raisons qui faisaient qu’ils avaient aimé, et le dernier chroniqueur n’avait pas du tout aimé, mais en revanche, il avait énormément aimé Et mon cœur transparent. Alors là, je me suis dit que j’étais peut-être injuste avec Véronique et qu’il fallait que je lui donne une nouvelle chance !!! (Y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, hein !)
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Dès les premières lignes, nous apprenons que Vera Candida va mourir et a donc décidé de retourner à Vatapuna. « Elle sait qu’il lui faut retrouver la petite cabane au bord de la mer » Cela fait rêver ? Pourtant, ce n’est pas une vie de rêve qu’avait Vera Candida à Vatapuna : elle a quitté son île natale à 15 ans, enceinte. En partant, elle a aussi laissé sa grand-mère, Rose Bustamente, qui l’avait élevée parce que sa mère, Violette, était incapable de s’occuper d’elle.
Dans ce roman, Véronique Ovaldé dresse le portrait de trois femmes, trois générations : Rose, Violette et Vera Candida. Après le prologue où nous suivons le retour de Vera Candida à Vatapuna, nous découvrons ensuite Rose, une très belle femme, la prostituée de Vatapuna, qui à quarante ans décide de devenir attrapeuse de poissons volants. Puis arrive Jeronimo, chet-setteur, sur son beau cheval blanc, enfin une voiture blanche avec des ailerons. Elle tente de l’éviter mais va se retrouver piéger par cet homme. L’aime-t-elle ? Peut-être. Malgré son âge et ces années sans enfant, Rose tombe enceinte et fuit Jeronimo, retourne dans sa cabane du bord de l’eau. Naît alors Violette, une enfant différente, comme un enterrement en pleine canicule : tout est très lent chez elle. Violette tombe enceinte à 15 ans et naît alors Vera Candida. Qui a son tour tombe enceinte à 15 ans mais décide de fuir Vatapuna pour briser la malédiction et éloigner sa lignée de cette île et de ses hommes.
Nous découvrons ensuite la vie de Vera Candida sur le continent, jusqu’à l’annonce du verdict fatal. Elle retourne alors à Vatapuna.
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Dans ce roman, j’ai retrouvé ce qui m’a énervé dans Et mon cœur transparent : aucun signe pour les dialogues et pas mal de parenthèses. Et pourtant, cette fois, cela ne m’a pas énervé du tout. Suis-je devenue plus ouverte à ces entorses stylistiques ? Ou est-ce mieux utiliser dans ce roman-là ? Suis-je plus tolérante aux parenthèses ? (Et pourtant j’adore celles de Philippe Jaenada !) Ou leur contenu est-il plus intéressant, moins prétentieux ? Je ne sais pas, je ne vais pas chercher à savoir. Je sais juste que j’ai été séduite par le style de Véronique Ovaldé, par la poésie qui se dégage de ses phrases, par ses touches de fantaisie et d’humour. Et puis contrairement à Et mon cœur transparent, les personnages principaux ne m’ont pas du tout irrité. Je n’ai pas été totalement emportée par l’histoire, mais ce fut véritablement une lecture agréable. Je ne dis pas que je vais lire tout Ovaldé, mais je suis contente de lui avoir donné une nouvelle chance et ne dis pas que je ne lui en donnerai pas une autre à l’occasion !
« Elle se rendit compte que, à chaque fois qu’elle avait lu un livre pendant toutes ces années, elle avait cherché un éblouissement, quelque chose qui lui dirait comment appréhender la mort. La barrière à franchir est dans ma tête, se dit-elle. Et en réalité, il n’y a pas de barrière. Quelqu’un a tracé sur le sol une ligne et je l’enjambe avec une facilité déconcertante, d’un côté de l’autre d’un côté de l’autre, et hop vous voyez, il ne se passe rien de spécial. De ce côté-ci je suis avec les vivants, de ce côté-là je suis avec les morts. C’est comme un petit pas de danse que j’improvise pour vous. »
Elles l’ont lu aussi : Cuné que je remercie pour le prêt, Fashion, Amanda, Cathulu.
Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida, Editions de l’Olivier, Août 2009, 300 pages
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PAL = 178 (-2/-72 par désherbage)
Nouvelle PAL = 9 (+11/-2)
PAL Totale = 187
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Un titre qui m’attire beaucoup moi aussi
Alors tente !
Les parenthèses de Jaenada sont tout à fait particulières!:)
Oui, elles ne peuvent que nous séduire.
Les signes du dialogue sont clairement mieux maîtrisés dans celui-ci que dans le précédent. (Oui, je réponds à la question que tu ne te poses pas, je suis comme ça.
)
Ravie qu’il t’ait plu!
Tu es trop bonne !
J’ai lu ton billet en diagonale, car j’ai justement reçu ce livre dans le cadre du Goncourt des lycéens.
Reviens quand tu l’auras lu alors ! Et bonne lecture !
J’avais lu l’année dernière “Les hommes en général me plaisent beaucoup” que je n’avais pas vraiment aimé. Depuis, je fais un blocage avec cette auteure !
Comme moi avec Et mon cœur transparent ! Mais tu vois, je suis allée au-delà, je lui ai laissé une chance et j’ai bien fait. Mais c’est vrai que si ce livre n’avait pas été dans la sélection du Goncourt, je ne sais pas si je l’aurai lu…
Comme j’ai du déjà le dire, j’aime bien sa frimousse à La Ovaldé. Je ne suis pas loin de lui céder.
Tu fais durer le plaisir…
Je suis bien tentée par ce titre qui serait l’occasion de découvrir cette auteure. En revanche je ne suis pas fan des parenthèses :/
Bon, y a pas non plus des tonnes de parenthèses ! Juste plus que la normal. En même temps, c’est rigolo de dire qu’on n’est pas fan des parenthèses !!!
Je suis une dingue des parenthèses…
Pour ce qui est d’Ovaldé, c’est étrange. Après avoir lu deux de ses livres, il semble évident que je fonds devant sa prose de façon quasi systématique même lorsque le sujet traité me dérange…
Mais quand je la vois, elle, en interview, j’ai envie de la baffer…
Pardonpardonpardon !
Ah ! Ne pas confondre l’auteur et ses livres ! C’est difficile… Évite de la voir et continue de la lire !!!
Et si tu es dingue des parenthèses, je te conseille Le chameau sauvage de Philippe Jaenada. Tu vas te régaler ! (si tu ne connais pas déjà en tant que fan des parenthèses)
il faudrait peut-être que je lui laisse aussi une deuxièeme chance !
A toi de voir !!
[...] Amanda Meyre, Antigone, Aurore, Bab’s, Brice, Caro[line], Cathulu, Cuné, Esmeraldae, Esperluette, Fashion, Gaëlle, Jules, La môme poison, Le Bookomaton, [...]
Comme quoi: toute opinion peut ne pas être définitive!
Tout à fait !!! Ce fut une bonne leçon.
[...] l’année 2008 pour Et mon coeur transparent, Véronique a su me surprendre cette année avec Ce que je sais de Vera Candida. Ce n’est pas une lecture dont je vais garder un souvenir impérissable, mais le revirement [...]