[Edit : Allez aussi découvrir le compte-rendu d'Amanda !]
J’ai eu le plaisir aujourd’hui d’assister à la rencontre entre les auteurs sélectionnés dans le cadre du Prix Goncourt des Lycéens et les lycéens des classes parisiennes et normandes y participant.
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Cette rencontre avait lieu au Cabaret sauvage, une salle de spectacle sous un chapiteau, pleine de charme.
Le matin, étaient présents Sorj Chalandon, David Foenkinos, Yannick Haenel et Laurent Mauvignier.
De gauche à droite : Yannick Haenel, Laurent Mauvignier, David Foenkinos et Sorj Chalandon.
Un animateur (dont je n’ai pas compris le nom… mais a priori, c’est un journaliste du Monde) présentait chaque roman, posait des questions aux auteurs puis c’était au tour des lycéens de poser leurs questions.
J’étais très curieuse de découvrir Laurent Mauvignier et de l’entendre parler de ce roman. Et j’ai vraiment été conquise ! Quant à David, je l’avais déjà entendu parler de son roman, donc pas de surprise mais c’est toujours un plaisir de l’entendre ! Quant à Sorj Chalandon et Yannick Haenel (dont je n’ai pas lu les romans), c’était aussi très intéressant de les entendre. Ils étaient tous les deux très bavards. Je n’ai toujours pas envie de lire Jan Karski, le roman de Haenel, mais je crois que je vais me laisser tenter par La légende de nos pères, de Sorj Chalandon. Cela traite de la résistance, de la mémoire… Pas forcément un thème que j’ai envie (encore !) de lire mais j’ai beaucoup aimé comment il a parlé de ses personnages.
C’est vrai que cette sélection comporte beaucoup de romans parlant de la guerre, c’est dans l’air du temps. En entendant les auteurs, mon idée s’est confirmée : c’est une histoire de génération, on arrive à une époque où les gens de 40 ans n’ont pas connu la guerre, mais leurs parents si. Il y a eu beaucoup de choses tues et cette génération a envie de parler. Et puis il y a aussi des gens comme Yannick Haenel qui est angoissé à l’idée de savoir que les derniers témoins de ces guerres vont disparaître. Qu’il n’y aura plus rien. Alors il estime que c’est son rôle de laisser une trace de l’Histoire.
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La pause-déjeuner fut l’occasion d’échanger avec des lycéens et des professeurs. Je pense qu’Amanda – qui était avec moi – vous en dira plus à ce propos très bientôt ! En tout cas, c’était intéressant car nous avons rencontré des filles en première L et des garçons en terminale L complètement différents. Les filles n’étaient pas vraiment des lectrices (l’une préfère lire les autobiographies car elle s’ennuie en lisant des romans), alors que les garçons étaient de vrais passionnés. Quant aux profs, nous en avons rencontré deux qui enseignent dans le 93, à Saint-Denis. L’une avait participé au prix, il y a une quinzaine d’années, et l’autre y participe cette année. On sent que c’est une expérience formidable, qui laisse une vraie trace pour longtemps. Encore plus dans des quartiers difficiles.
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L’après-midi fût l’occasion d’entendre Jean-Michel Guenassia, Daniel Cordier, Serge Mestre, Véronique Ovaldé, Eric Fottorino, Delphine de Vigan, Edem Awumey et Justine Levy. Ce fut un peu long, les interventions humoristiques de Nicolas Rey ne m’ont pas vraiment emballé, mais j’ai écouté avec énormément de plaisir Jean-Michel Guenassia (dont j’ai commencé le roman, Le Club des Incorrigibles Optimistes), Véronique Ovaldé (j’ai vraiment beaucoup aimé comme elle a parlé de son roman) et Delphine de Vigan (dont je n’ai pas lu le roman, Les heures souterraines, mais qui me tente…).
De gauche à droite : Nicolas Rey, Justine Levy, Jean-Michel Guenassia, Serge Mestre, Daniel Cordier, Delphine de Vigan et Véronique Ovaldé.
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Ce fut donc une très bonne journée ! Très intéressante et très enrichissante ! J’espère pouvoir vous faire écouter quelques bouts des interventions de David Foenkinos, Laurent Mauvignier et Véronique Ovaldé. On va voir si j’arrive à m’en sortir avec mes enregistrements, le montage et tout ça.
Mon seul regret pour cette journée, c’est que je n’ai pas osé aller parler à Laurent Mauvignier. Je suis tellement impressionnée par sa plume que je me sentais ridicule à l’idée d’aller lui dire J’aime votre roman. Je sais, c’est idiot, surtout que je suis la première à dire qu’il FAUT aller à la rencontre des auteurs ! Mais que voulez-vous… Enfin, je sais qu’un jour, je le rencontrerai de nouveau et là, j’oserai.
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Et pour le plaisir…
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Je pense que tu es mon public cible, je viens de créer un challenge, n’hésite pas à faire un tour!!
http://laloula.wordpress.com/2009/10/22/challenge-pour-tous/
Comme je disais sur ton blog : EXCELLENT !
David ne commence pas à avoir peur quand il te voit arriver avec ton appareil? hihihihi J’aimerais bien avoir ce genre de soirée ici!!
Sache que David n’a pas (plus) peur de moi !!
Ca avait l’air très sympa, comme cadre ! Et vous aviez du beau monde
Tout à fait !
Journée qui me fait un peu penser aux Correspondances d’Eastman, ces moments où nous réalisons que plusieurs savent aussi bien parler qu’écrire !
Je ne le crois quasiment pas que tu n’as pas osé rencontre Laurent Mauvignier mais en même, je te comprends, il y a certaines plumes que l’on admirent sans se sentir d’affinités. On se laisse donc impressionner et on ne veut pas avoir l’air d’Odette Toulemonde même si pourtant les écrivains les adorent !
Je ne pense pas que ce soit une histoire d’affinités, mais j’étais vraiment impressionnée et j’avais le sentiment que je serai ridicule… c’est bien la première fois que ça m’arrive à ce point !!
Chanceuse! Ce doit être génial, une telle journée!
Oui, génial !!
vais essayer de rédiger quelque chose aujourd’hui, mais là, je suis trèèès à la bourre sur plein d’autres choses (hier soir j’ai eu DEUX “mauvais points” : un pour ne pas savoir suffisament mon texte, l’autre pour bavardage “goncouresque lycéens” avec une comédienne prof de français à qui je racontais ma journée en long en large et en travers ::))
Hé hé !!!
On a chacun les journées de rêve qu’on peut ;o)
En effet !
Je suis dans le Ovaldé, et ce que tu dis d’elle ne m’étonne pas du tout. J’aime énormément son phrasé.
Je vais aller lire ton billet !
Joli cadre ! Sympathique la petite photo pour la fin !
Oui, je ne pouvais pas ne pas partager cette photo avec vous !
J’ai trouvé ton article très intéressant! C’est le prix qui a le plus de prix pour moi! Je viens de terminer le Ovaldé et je l’ai énormément aimé! Je crois cependant que j’aurais été paralysée comme toi! Difficile d’exprimer son admiration comme ça, en public! J’attends maintenant le billet d’Amanda!
En effet, c’est un prix qui a vraiment une valeur, car les lycéens n’ont pas la “pression” que peuvent avoir les jurés traditionnels et ils ont aussi la fraîcheur de leurs jeunes années !
Bravo et merci pour ce compte-rendu ! J’ai vraiment hâte de connaître le gagnant. Je pense que ça doit effectivement être une super expérience pour les lycéens qui participent.
Moi aussi j’ai hâte de connaître le nom du lauréat !!!
Quelle chance d’avoir pu y être, j’aurais adoré !
Merci pour le reportage
De rien !
oh non, ne me dis pas que tu as écouté Mauvignier parler de son roman. Je suis verte, vous faites ça exprès pour nous narguer, Amanda et toi?
Ca a dû être un moment magique! Personnellement, j’aurais adoré assister au moins à la matinée.
Et si, nous avons bien écouté Laurent Mauvignier parler de son roman. Je retranscrirai surement certains de ces propos, histoire que tu ne sois pas trop verte !
Ohhh nooon, j’ai écrit un commentaire hier matin et je me rends compte que j’ai dû oublier de le valider…! (quel boulet, parfois, je te jure !
)
En plus, je disais des choses passionnantes comme : ce cabaret est superbe, et je n’aurais jamais survivre, personnellement, à une journée où on côtoie des auteurs ET des lycéens. L’angoisse
A part ça, il faisait froid ? Le petit David ne quitte pas son manteau… (oui, je me focalise sur l’essentiel. Comme toujours)
Il ne faisait pas froid, mais le David porte toujours son manteau (voir la photo à Saint-Étienne aussi !) et le David était tout pressé car il devait partir à midi pour se rendre à Annecy. Oui, je sais, je sais tout, c’est impressionnant !
A l’époque où j’enseignais au lycée, je rêvais de faire participer mes élèves à ce genre de manifestation, mais ma participation n’a jamais été retenue, trop petite ville sans doute, alors j’ai trouvé des challenges locaux et c’était formidable de voir l’engouement des élèves et leur force de conviction quand ils aiment ou détestent! Merci pour ce compte-rendu…
Nous avons eu la chance de discuter avec deux profs ayant participé/participant à ce prix et on ressent vraiment qu’il se passe un truc. C’est toujours intéressant pour les élèves de débattre, défendre ce qu’ils aiment et de faire quelque chose de plus original que le cursus basique de toute façon.
[...] noter aussi que Jean-Michel Guenassia a évoqué l’idée d’une suite lors de la rencontre parisienne organisée entre auteur et lycéens dans le cadre du Goncourt des Lycéens ! Une affaire à [...]
[...] pour le Goncourt des Lycéens. J’ai appris que j’allais le recevoir la veille de la rencontre organisée dans le cadre de ce prix. J’ai donc écouté avec attention les propos d’Edem Awumey, mais je dois avouer que je [...]