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« Il n’y a pas de secret que ses jambes ne puissent déchiffrer, avec la main savante de Pascal sur sa taille. Maintenant elle lui demande un voleo, et Ana, les yeux fermés, a une conscience absolue de cette jambe, fine et sensuelle, que dénude la fente de sa robe noire, de ce pied qui tourne en l’air, un instant à peine, avec élégance, pour de nouveau se poser sur le plancher. Elle ne regarde pas non plus le torse de Pascal, mais elle le sent, là, ferme, sûr, qui la centre, qui lui donne l’équilibre parfait pour assumer, appuyée sur un seul pied, le giro complet qu’il lui a indiqué sur ce rythme. Ah ! Quel plaisir »
Où il est question d’Argentine, de tango, d’amour et d’histoire de familles.
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Ana est née en Argentine, mais renie ce pays qui l’a privé de son père pendant plusieurs années (il a été emprisonné au temps de la dictature militaire des années 70). Elle se considère comme française, comme sa mère.
Luis est argentin. Il est de passage à Paris, espérant vendre des documentaires qu’il a filmés.
Ana et Luis se rencontrent au Latina, un café parisien où on danse le tango. Ils découvrent alors que leurs ancêtres se sont connus… Cette rencontre est alors un prétexte qu’utilise Elsa Osorio pour nous parler de leurs deux familles, dont les histoires sont intiment liées.
Nous embarquons donc alors pour l’Argentine au début du 20ème siècle, la terre promise d’émigrés italiens, espagnols, etc.
Elsa Osorio alterne le récit de la rencontre de Luis et Ana au tout début du 21ème siècle avec l’histoire de leurs familles. Une histoire riche et foisonnante, que j’ai trouvée pa-ssio-nnante !! Il y est question d’amour, mais aussi de la vie des émigrés en Argentine, ces argentins venus d’un autre continent, des riches, des pauvres, de rêves, de contraintes, de réussite, d’échecs. Et de tango bien sûr ! Le tango est omniprésent tout au long de ses pages, on le voit danser, on l’entend jouer.
Je dois avouer que ma lecture a été très déconcertante au début : le style est particulier (des phrases longues, avec une syntaxe peu traditionnelle) et il y a de nombreux personnages, dont certaines ont le même prénom, Hernan, César, ce qui me faisait perdre le fil. Mais passé quelques dizaines de pages, je me suis laissée gagner par le rythme d’Elsa Osorio, j’ai lâché prise et je me suis laissée porter comme si j’avais enfin compris comment danser le tango.
Un petit bémol : je n’ai pas trouvé que la fin du roman soit à la hauteur… J’aurais aussi aimé qu’Elsa Osorio développe l’histoire du père d’Ana, son histoire au moment de la dictature militaire. Mais ce sont vraiment de tout petits bémols en comparaison de tout ce qui fait la richesse de ce merveilleux roman, que je vous recommande vivement.
Et maintenant, j’ai très envie de lire l’autre roman de cet auteur, Luz ou le temps sauvage, où il est question de ces enfants volés par la dictature militaire.

Ça c’est mon nouveau logo à moi que j’aime et que je mettrai dans tous mes billets où il est question de mi querida Argentina !


Je trouve le tango magnifique, alors si on retrouve cette ambiance dans ce roman, je note. J’ai acheté la semaine dernière Luz ou le temps sauvage. Mais tu dois avoir surtout plein d’images qui te reviennent, tu nous remets des photos????
Hello Elou ! Ah oui, si tu aimes le tango, il faut que tu lises ce roman. Et oui, je sais, j’ai arrêté de mettre des photos, j’ai honte !! Je vais essayer de remédier à ça.
je te le redis, Luz ou le temps sauvage est magnifique! j’ai bien entendu noté celui-ci. Je trouve la couverture très sexy d’ailleurs!
@ Choupy : Ah ? J’avais jamais entendu parler de Luz ou le temps sauvage tiens !
Et oui, la couverture est très sexy, comme le tango !!
Hum, très tentant! J’ai adoré regarder des danseurs de tango, quand j’en ai eu l’occasion. Et découvrir l’histoire de différents pays à travers les romans, j’adore ça aussi! Voilà qui a tout pour me plaire!
@ Lucile : Y a plus qu’à l’acheter ou l’emprunter.
J’adooore la sensualité qui se dégage de la couverture…
Tu le sais, le tango est une danse que j’aimerais apprendre, un de ces jours, peut-être, alors peut-être que je vais noter ce livre! Pour un jour aussi!
Tu en parles tellement bien!
@ Pimpi : Même conseil que Lucile !
Je note cette référence! Merci du tuyau!
Si tu aimes le tango argentin, peut-être aimeras-tu aussi “Coco Diaz ou la Porte Dorée” de Brina Svit? L’auteure est slovène, mais le tanguero qu’elle met en scène est bien réel… et donne des leçons à Paris. J’ajoute que j’ai trouvé ce roman à la Fête du Livre de Saint-Etienne, événement de toutes les tentations livresques…
@ DF : Je note le titre dont tu me parles, l’histoire me tente énormément (du tango, Paris et Buenos Aires, tout ce que j’aime !) Et oui, la Fête du Livre de Saint-Etienne est vraiment l’antre de la tentation. Mais je n’y vais pas cette année…
Et ben toi, tu sais donner envie, ma fille !
Pourtant, les thèmes ne font pas partie de mes préférés, mais là, ça devient presque séduisant…
Et ton logo, pour parler clairement, il déchire grave.
@ Erzie : Merciiiiiiii !
Ah là, tu m’as 100 milles à l’heure! Du la danse, une histoire de famille passionnante et un livre sorti en poche… il me le fauuuuut!!!
@ Karine : Je pense qu’il te plaira !!
le sujet me plait bien et ton avis donne vraiment envie de découvrir ce livre
J’ai mis la main dessus à la biblio! J’ai une petite centaine de pages de lues et comme toi, au début j’étais un peu mélangée avec tous ces personnages et surtout les phrases en italique, mais j’ai persévéré et maintenant je suis bien entrée dans l’histoire. Je ne lis pas tout ton billet, j’y reviendrai!
@ aBeiLLe : J’ai hâte de connaître ton avis !