Le dernier roman de Pascale Kramer, Un homme ébranlé, fait partie de la sélection du Prix Landerneau. Elle est la première sélectionnée à nous livrer son potentiel livresque.
*****
Êtes-vous une grosse lectrice ?
J’ai des périodes boulimiques et d’autres de presque abstinence. Cela dépend de mon emploi du temps mais aussi du dernier livre lu. Un bon livre en appelle un autre, alors qu’on traîne les mauvais sur de trop longues périodes.
Comment choisissez-vous vos lectures ?
Il y a des auteurs que je suis et dont je ne rate pas un livre. J’aime également beaucoup les recommandations d’amis, j’aime qu’on me parle des livres avec passion.
Comment lisez-vous ?
Au lit, quand je décide de passer la soirée sur un livre, au café, dans les trains.
Avez-vous un auteur ou un livre culte ?
Peut-être pas un livre culte, mais des livres dont le souvenir me reste très présent et dont l’ambition me porte : Pastorale Américaine de Philippe Roth, Les trains vont au purgatoire d’Hernan Rivera Letelier, Mars de Fritz Zorn, La gloire de Pythre de Richard Millet ou la Tétralogie de Gleiwitz de Horst Bieneck, que presque personne n’a lu et que j’ai découvert grâce à un ami écrivain, Nicolas Couchepin.
Êtes-vous plutôt Marcel, Émile, Gustave ou Honoré ?
En tant qu’écrivain ou lecteur ? Si c’est en tant qu’écrivain, ce serait Marcel pour l’amour du détail. Comme lectrice, aucun d’entre eux, j’aime résolument la littérature contemporaine.
Quel est votre dernier coup de cœur littéraire ?
Le siècle des nuages de Philippe Forest, paru l’été dernier chez Gallimard. Un roman d’une grande ambition, d’une langue sublime et d’une émotion redoutable.
*****
Présentation de l’éditeur :
« Elle avait imaginé un presque adolescent, c’était encore un garçon dont la lourde tignasse châtain s’arrêtait haut sur la nuque dans une brusquerie bâclée de coups de ciseaux. Il était petit pour onze ans, son ventre précipitamment rentré faisait ressortir des pectoraux joliment grassouillets. La ressemblance avec Claude était cocasse dans cette chair jeune et sensuelle. Simone se demanda si eux pouvaient la voir. Simone se présenta, tenta un sourire, ne sachant pas si on embrasse encore à cet âge. Il y avait quelque chose d’étonnamment doux et adulte dans cette crânerie timide de onze ans. Simone n’en revenait pas de comprendre qu’il était parfaitement résolu à être là. »
À cinquante ans, Claude voit dans la maladie qui le frappe une alliée pour s’évader d’un monde en feu pour lequel il a un jour renoncé à se battre. Mais il y a Gaël, ce fils de onze ans qu’il s’est décidé trop tard à rencontrer, Jovana dont la belle énergie revient le hanter, et sa femme Simone, spectatrice lucide et glacée face aux tourments d’un homme qu’elle aime encore.




Si j’osais je demanderais bien quel est l’ordre de la Tétralogie de Gleiwitz de Horst Bieneck, parce que ce n’est pas clairement indiqué sur le site de l’éditeur et que j’aimerais commencer par le Tome 1 avant d’acheter le lot, voir si j’accroche…
@ Cuné : Heu… je vais tenter de transmettre ta demande.
Le premier Tome de la tétralogie est Première Polka. Vous achèterez forcément les autres. Du moins je l’espère
Merci !
Tu l’as lu ?
@ Clara : Je viens de le commencer, hier soir. Je n’ai encore lu aucun livre de la sélection. Ce sont mes prochaines lectures !
J’ai bien aimé cet “homme ébranlé”, enfin surtout le personnage de sa femme, pour être honnête… j’attends ton avis sur celui-ci et les autres, avec intérêt !!
Lu également le Bégaudeau. ;o)
@ Antigone : Je n’ai pas du tout accroché à cet homme ébranlé, ni à sa femme…