Mona Cabriole
20 arrondissements, 20 auteurs 20 romans
Une collection de polars rock au cœur de Paris
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« Mona Cabriole : 27 ans, la meilleure plume musicale du Net, et une allure ravageuse qui n’avait rien de virtuel. Quand elle filait sur son scooter, c’était, chez les piétons et les chauffards, un concours de torticolis. »
Mona Cabriole est journaliste à Parisnews, un site Internet d’informations. Georges, un de ses informateurs, lui refile un tuyau : un touriste coréen a été étranglé au pied du Mur de la Paix sur le Champ de Mars. Le lendemain, une dépêche AFP annonce que l’homme n’est pas mort… Commence alors une enquête rock’n'roll dans le 7ème arrondissement parisien qui amène Mona sur les traces du King.
L’équation est simple :
enquête rock’n'roll
+
(héroïne vive*simple*drôle*touchante)²
+
balade dans Paris
=
un très bon moment de lecture
Vous l’avez compris, je vous recommande vivement de faire la connaissance de Mona Cabriole ! (*) Cette lecture m’a à la fois donné envie de découvrir les autres volumes de cette série (je suis curieuse de découvrir Mona sous la plume d’autres auteurs), mais aussi de lire l’autre roman de Stéphane Michaka, La fille de Carnegie.
(*) Si mon équation ne vous a pas convaincu, je vous invite à lire les avis d’Amanda (merci pour le prêt !) et Emmyne.
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Suite à ma lecture, j’ai eu envie de poser quelques questions à Stéphane Michaka.
Mona Cabriole : comment vous êtes-vous approprié ce personnage qui ne sort pas de votre imagination ?
Comme la série « le Poulpe » imaginée par Jean-Bernard Pouy, Mona Cabriole a sa bible (ou cahier des charges) qui décrit l’héroïne, son univers et les personnages qui l’entourent. J’avais depuis longtemps envie d’écrire un polar dont l’héroïne serait une journaliste. J’ai donc sauté sur l’occasion. J’ai lu les « Mona Cabriole » qui étaient déjà parus – l’éditeur tient à une certaine homogénéité entre les différents volumes. Mais chaque auteur a son propre style et c’est finalement ce qui fait l’intérêt de la série : Mona finit toujours par être une projection de celui ou celle qui s’en empare. J’en ai fait une journaliste taraudée par sa propre dérive vers la presse people. Alors qu’elle se voyait au départ comme une journaliste d’investigation. Cette dimension n’était pas dans le cahier des charges, mais c’est ce qui m’intéressait chez Mona. J’ai travaillé dans le journalisme, et c’est un milieu beaucoup plus « taraudé » que l’on croit.
Avez-vous choisi l’arrondissement où se déroule cette huitième enquête de Mona Cabriole ?
Oui, j’ai choisi le 7ème dont aucun auteur ne voulait. Il s’agit d’une collection « polar et rock and roll », et si les scènes de crime peuvent pousser comme des champignons dans les quartiers chics, un riff de guitare joué trop fort à proximité du Quai d’Orsay ou de l’Assemblée nationale peut vous attirer des ennuis… Je l’ai choisi précisément pour ça, parce que c’est le quartier le moins rock de la capitale. Je sentais que Mona y serait comme un poisson hors de l’eau.
Comment vous êtes-vous approprié cet arrondissement ?
J’ai tenté de me mettre dans la peau de Mona, ce qui n’était pas facile (je ne suis pas une brune ravageuse aux yeux verts d’1m75). J’ai surtout essayé d’entendre avec ses oreilles. Elvis sur Seine est plein de phrases glanées dans le 7ème : la conversation entre la tenancière d’un bar à vin de l’avenue Rapp et une dame âgée qui ne supporte pas de vivre loin de Paris, les propos pincés de clients qui dînent à La Fontaine de Mars, ou encore des étudiantes en art qui font des croquis dans le parc du musée Rodin. J’ai imaginé l’enquête de Mona un peu comme un documentaire radiophonique à la découverte du 7ème.
Êtes-vous parisien ?
Oui, je suis né dans le 15ème près des tours du front de Seine. Après avoir passé plusieurs années à New York (une ville que j’ai explorée dans La Fille de Carnegie, mon premier roman), j’ai eu envie de décrire un des quartiers de Paris que je connais le mieux, pour y avoir grandi. J’ai fait une partie de ma scolarité dans le 7ème et beaucoup de mes souvenirs sont passés dans Elvis sur Seine, comme cette collection d’art africain dissimulée dans un hôtel particulier. Un camarade de classe avait ça dans sa maison, un peu comme s’il habitait une aile du musée Branly !
Quel est votre arrondissement préféré ?
J’aime bien les endroits où on peut deviner le Paris du XIXème siècle, et se croire dans Balzac ou Zola. Parfois, il s’agit juste d’un bout de rue, d’une inscription à peine visible. Rue de l’Ancienne Comédie, par exemple, où se trouve le café Procope dans le 6ème, on imagine ce que cela pouvait être en 1830. Ou encore rue Dénoyez, à Belleville, dans ce qui était anciennement le village des guinguettes. Il n’y a évidemment plus de guinguettes, mais il en reste un petit quelque chose, un peu comme si l’on grattait un palimpseste. Quant au Paris plus moderne… je ne déteste pas celui qui émerge en ce moment, par exemple dans le 13ème, même s’il ressemble parfois à une maquette numérisée. Après tout, c’est le palimpseste d’après-demain.
Merci Stéphane !
Stéphane Michaka, Elvis sur Seine, La Tengo Editions, Janvier 2011
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« L’envie lui venait de profiter de cette journée, de Paris, et de la compagnie de Dial. Car le lendemain elle serait à son poste. Dans la rédac de Parisnews, ou les mains sur le guidon, à zigzaguer entre les chauffards pour se rendre sur le terrain. Faire son métier de journaliste. Avoir sa petite part dans le bruit blanc du monde.»
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Mona Cabriole
Tournée d’adieu, Pierre Mikaïloff
(1er arrondissement)
Les Fleurs du Marais, Thomas Hédouin
(4ème arrondissement)
La Bourse ou la vie, Laurence Biberfeld
(2ème arrondissement)
Le Cinquième clandestin, Marin Ledun
(5ème arrondissement)
Six pieds sous les vivants, Antoine Chainas
(12ème arrondissement)
La Nuit ne viendra jamais Joseph d’Anvers
(9ème arrondissement)
Elysée Noire 666, Alex D. Jestaire
(8ème arrondissement)
Elvis sur Seine, Stéphane Michaka
(7ème arrondissement)



ton équation est parfaite, elle résume bien l’atmosphère d’Elvis sur Seine
Well done pour l’atmosphère du 7ème, très bien rendue:)
Très envie de lire les autres aventure de Mona C, à présent
@ Amanda : Ça se voit, hein, que j’ai fait des études scientifiques ?
La maison recommande aussi “Elysée Noire 666″ – Mona Cabriole sur les Champs! ^
(“gratter un palimpseste”, j’aime bien)
@ Secondflore : Les conseils de la maison étaient très souvent bons, je note celui-là alors.
Décidément, ce Stéphane Michaka me plaît beaucoup : tu prêtes ?
(le livre, hein, pas l’auteur) (quoique…)
@ Fashion : Je te laisse voir avec dame Amanda, l’heureuse détentrice de ce Stéphane Michaka.
faut voir
) (fais passer Caro (je t’envoie de mon coté le TR que tu feras passer à T sauf si F lui fait passer avant l’exemplaire de S
@ Amanda : Hé ben je pense avoir tout compris.
Tiens, j’avais zappé ça chez Amanda et Emmyne. L’idée est sympathique (en plus, une des aventures a été écrite par Joseph d’Anvers !).
Quant à l’idée d’affubler son héroïne du patronyme Cabriole, ça me laisse songeur !
@ ICB : Je ne connaissais pas Joseph d’Anvers. Je viens d’écouter quelques titres, c’est sympa !
Quant à Cabriole, oui… Il faudrait que je me renseigne sur le pourquoi de ce nom.
Cette série a l’air franchement sympathique! C’est une bonne idée, je trouve, ce “cahier des charges” commun…
@ Lucile : Une bonne idée qui me semble aussi nécessaire afin d’avoir quand même une certaine cohérence d’un volume à un autre.