Combien de pages lues et relues, imprimées et multipliées, pour permettre à chacun de nager ou de patauger dans le grand lac des signes ? Un lac où je n’imaginais pas sombrer un jour… C’est pourtant à Shanghai que mon regard allait couler à pic dans les eaux troubles de l’Illisible.
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Entre l’idiot de Shanghai et moi, ça avait plutôt pas mal commencé.
Un sujet intrigant (après quelques jours passés à Shanghai, le narrateur, écrivain, se rend compte qu’il ne sait plus lire, même et surtout le français…) et de très belles phrases (« Lire ? Mais tout le monde sait lire ! C’est du moins ce que je croyais, déchiffrant chaque jour, sans même y penser, les dix mille inscriptions tatouées sur la peau des choses »).
Mais la subtilité annoncée en quatrième de couverture a eu raison de moi et le sens de chacune de ses trois nouvelles m’est resté totalement opaque.
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Mais là, dans cette grande librairie de Shanghai, sous les néons roses et les inscriptions dorées, je ne me sentais plus entouré par des livres, mais cerné par une armée de volumes muets. Mille-feuilles non comestibles. Briques sous lesquelles pullulaient de sales bestioles.


Oh là, il est dans ma pile celui-là. Peju, c’est toujours dense, et finalement, tu piques encore plus ma curiosité…
@ Emmyne : Je ne connaissais pas du tout cet auteur. Tu en aurais d’autres de lui à me recommander ?
J’avais beaucoup aimé ” Le rire de l’ogre “, sinon je pense que le plus connu c’est ” La petite Chartreuse “.
C’est noté. Merci Emmyne !
oui, moi aussi ça pique ma curiosité d’autant plus que je me sens complétement comme ça : “cerné par une armée de volumes muets. Mille-feuilles non comestibles.” mais en français … un peu plus problématique (j’ai fait une overdose tu crois ?)
@ Fafa quejesuistropcontentederevoirparici
: Oui, c’est surement due à une overdose !!!
Rhooo c’est gentil mais je suis jamais bien loin …