Lundi dernier, a eu lieu la remise du prix Procope des Lumières. Procope comme le célèbre et très ancien café de Paris, connu pour avoir accueilli nombres d’écrivains, d’intellectuels et d’hommes politiques. Lumières comme le siècle des Lumières et ses philosophes, auxquels ce nouveau prix souhaite rendre hommage.
Le jury, présidé par Jacques Attali, avait pour mission de choisir, parmi une sélection de cinq ouvrages parus en librairie en 2011, un essai politique, philosophique ou sociétal, en langue française. Les ouvrages sélectionnés devaient mettre en avant une réflexion qui jette un regarde nouveau, voire polémique, sur notre temps, dans la tradition de l’esprit critique, des libertés et de l’humanisme des philosophes des Lumières.
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Tout un programme, me direz-vous ! Qui peut faire peur. En tout cas, qui m’a fait peur ! Mais j’ai pu écouter les délibérations, qui ont eu lieu en direct sur France Culture, dans l’émission Du grain à moudre (celle du 30 janvier). Et je dois avouer que les jurés m’ont donné très envie de découvrir certains des ouvrages en lice pour le prix. Et notamment celui du lauréat, Ruwen Ogien : L’influence de l’odeur des croisants chauds sur la bonté humaine (Grasset). (Miaaaam !) (D’ailleurs, le Procope a offert une panière de croissants chauds au lauréat !)
J’ai eu la chance d’assister à la remise du prix au Procope. L’occasion de découvrir ce lieu mythique. La décoration est faste, moulures et dorures sont nombreuses, les portes des toilettes portent les indications Citoyens et Citoyennes, des livres traînent un peu partout et le pâté en croûte était à tomber. Et ce fut aussi l’occasion de découvrir la spécialité du Procope : la tête de veau en cocotte, comme en 1686, année de création de ce café. Une vraie sortie culturelle !




J’adore le titre de l’essai du lauréat ! Tu nous en parles bientôt ?!
@ Bladelor : Dès que je l’aurai lu, oui !
Tête de veau, pâté en croûte et littérature… quelle belle soirée!
@ Ma CopinePauline : Grave.
Merci tardif Caroline pour ce joli compte-rendu ! Hâte de connaître tes impressions sur ce traité de moral éthique qui bouscule les idées reçues… dans la droite ligne des Lumières ! Entre nous, Voltaire (le chroniqueur canin que tu connais bien) avait une préférence évidente pour l’essai de Tristan Garcia, en bon animal qu’il est ! A bientôt de tes nouvelles.
@ Florence : Cela ne m’étonne pas de Voltaire ! Et moi aussi, à l’écoute des délibérations, j’ai été tentée par cet essai. Mais je vais d’abord commencer avec le lauréat.