Cinquième de couverture
Grands boulevards, de Tonie Behar

« Parce que c’est là que tout a commencé pour moi, sur les grands boulevards. »

C’est un des lieux les plus agréables qui soient au monde. C’est un des points rares sur la terre où le plaisir s’est concentré. Le Parisien y vit, le provincial y accourt, l’étranger qui y passe s’en souvient […] Restaurants, cafés, théâtres, bains, maisons de jeu, tout s’y presse ; on a cent pas à faire : l’univers est là.

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Alfred de Musset

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Suite à une nouvelle déception amoureuse, Doria Dahan, 28 ans, emménage chez son père. Max, joueur de poker et buveur de whisky, indécrottable célibataire qui s’est toujours tenu loin de la vie de famille, se retrouve ainsi en colocation avec sa fille, ainsi que son petit-fils qu’il héberge depuis que Simon a commencé sa première année de médecine, lui évitant ainsi de longs trajets ou le coût onéreux d’une location. Doria prend plaisir à passer du temps avec son père et son neveu (ah les apéros du soir !) (et il y a tant de tendresse entre ces trois-là), mais en emménageant au 19 bis, boulevard Montmartre, elle découvre aussi les habitants qui se cachent derrière une de ces nombreuses portes cochères des grands boulevards parisiens. Il y a Sacha, future rock star à la belle gueule d’amour irrésistible (et Doria ne saura y résister !) ; Karim, le patron du Broadway Boulevard, le kebab-lounge du quartier ; Manuela, la propriétaire du sex-shop, Oh my gode! ; Mira, la concierge amatrice d’opéra ; Léo Klein, le travailleur fou à la mèche bien en place, et tant d’autres. Mais tout ce petit monde se retrouve chambouler quand ils apprennent que leur immeuble doit être vendu à la découpe et qu’ils doivent donc partir sous peu…

Ah que j’ai envie d’aller habiter au 19 bis, boulevard Montmartre ! Avec ses habitants, ses histoires de voisinage, les apéros coquins (organisés par Manuela), les parties de poker de Max, le thé offert par Mira dans la cour, je ne m’y ennuierais pas ! Et on ne s’ennuie pas dans le dernier roman de Tonie Behar, suivant Doria et tous les habitants de cet immeuble, une grande famille aux membres si différents et si attachants. J’ai eu le coeur qui bat pour Simon et Angélique, deux ados découvrant l’amour ; j’ai eu des papillons dans le ventre pour Doria et ses histoires de cul et de coeur ; j’ai eu de la tendresse pour Mira, amoureuse éternelle et insatisfaite du beau Max ; j’ai eu peur pour tous les habitants du 19 bis, boulevard Montmartre menacés de partir ; j’ai ri quand Doria part à l’assaut de cambrioleurs avec un gode et une paire de menottes à moumoute rose. Et j’ai fermé le livre, avec le sourire aux lèvres et le sentiment d’avoir passé un moment charmant avec cette grande famille !

Tonie Behar, Grands boulevards
JC Lattès, Juin 2013

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Cette entrée a été publiée le 9 juin 2013 à 4:19 . Elle est classée dans Culture, Littérature et taguée , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

13 réflexions sur “« Parce que c’est là que tout a commencé pour moi, sur les grands boulevards. »

  1. Très tentant, ça! J’ai envie de lire Paris!

    • Le , Caroline a dit:

      @ Karine : Alors là, t’y es en plein Paris ! Les grands boulevards parisiens, ses hauts lieux et ses commerces (le Grand Rex, la librairie Del Duca, etc.) sont omniprésents dans ce roman.

  2. la librairie del Duca est présente dans ce roman ???? Vraiment ????????????? (je t’avoue que si ce roman est tentant, je n’ai pour l’instant pas envie de le lire… surtout que cette une histoire de départ… mais enfin je veux bien en savoir plus)

    • Le , Caroline a dit:

      @ Emeraude : Et oui, la librairie Del Duca est présente dans ce roman… il ne te reste donc plus qu’à lire ce roman !😉

  3. Merci Caroline ! en plus j’adore la vidéo que tu a trouvé.
    PS je connais cette chanson par cœur !

  4. Rôôô, voilà qui fait TRES envie !

  5. Pingback: Grands boulevards : la comédie romantique de votre été — Comédie Romantique

  6. ça donne furieusement envie, Caroline! Merci!!!

  7. Le , fattorius a dit:

    Un bon souvenir pour moi – j’en parlais hier soir sur mon blog:

    http://fattorius.over-blog.com/quand-tonie-behar-l%C3%A2che-cupidon-sur-les-grands-boulevards

    Des personnages attachants, et une description crédible, réaliste, des lieux. Cela, dans une ambiance épatante. Ca fait du bien au début de l’été!

  8. J’ai beaucoup aimé moi aussi😉

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