Cinquième de couverture
Mosaïk Séries #1

Mosaïk Séries #1

Rebondissements

Le point commun de Revenge (une jeune femme, Emily Thorne, revient dans les Hamptons pour venger son père dont la vie – et celle d’Emily – fut détruite suite à une conspiration de richissimes habitants des Hamptons) et Scandal (on suit Olivia Pope, experte en relations publiques et gestion de crise, dans les coulisses de la communication, et notamment celle de la Présidence des Etats-Unis d’Amérique) ? Un seul mot : rebondissements. Les scénaristes de ces deux séries n’en sont pas avares, bien au contraire. On se demande même parfois où ceux de Revenge vont les chercher et comment ceux de Scandal font pour en caser autant en si peu de temps. Et malgré tout, je suis fidèlement ces deux séries : je veux savoir ce qu’il va arriver à Emily Thorne (Emily VanCamp) et j’aime le glamour d’Olivia Pope (Kerry Washington) et ses associés et la voix du Président des Etats-Unis (Tony Goldwyn).

Scandal

Scandal

Affaires à suivre…

Looking est une nouvelle série HBO. Des épisodes au format court (30 minutes) mettent en scène la vie de trois amis trentenaires homosexuels. Loin des caricatures, la série est réaliste, avec trois amis qui empruntent des parcours différents, professionnellement, émotionnellement, amoureusement, sexuellement. La vie, quoi ! Néanmoins, il manque le petit truc qui m’accroche vraiment, mais je sais être patiente. La série a démarré en janvier dernier, elle est toute jeune et j’ai décidé de lui donner une chance car Jonathan Groff est attachant, mais aussi car j’espère que Murray Bartlett rasera sa moustache et car je découvre que Scott Bakula vieillit très très bien.

Looking

Murray Bartlett, le 2ème en partant de la gauche et Scott Bakula, tout à droite.

Depuis le temps que j’en entends parler, en bien, et parce que ça y est, c’est fini, pour de bon et parce que la fin semble satisfaire les fans (contrairement à celle de Dexter…) (enfin du moins, moi, elle ne me satisfait pas !), je me suis enfin mis à Breaking BadWalter White découvre à 50 ans, alors que sa femme est enceinte de leur deuxième enfant, qu’il est atteint d’un cancer à un stade avancé. Souhaitant laisser sa famille à l’abri du besoin, ce prof de chimie décide de se lancer dans la fabrication de drogue. Pour qu’une série télé m’accroche, il faut des personnages attachants et des situations qui résonnent en moi. Breaking Bad, c’est tout l’inverse : les personnages m’exaspèrent – et Walter plus que tous – et pour le moment, aucune situation ne fait écho en moi. Alors je suis agacée. Mais je pressens aussi que c’est peut-être là que sera la force de sa série (ou du moins que je l’attends) : dans ces personnages qui me sont tant antipathiques mais qui vont à un moment me surprendre d’une manière ou d’une autre. Je n’ai vu qu’une saison (7 épisodes) sur les cinq existantes, donc tout reste à voir. Et pour le moment, je suis encore décidée à continuer. (Surtout maintenant que j’ai lu ça, j’ai hâte de voir l’épisode de la saison 3 intitulé La mouche.)

The Blacklist m’a plu dès la première scène : l’ennemi public international numéro 1 se livre au FBI, il arrive dans le hall de l’agence, dépose sa mallette en cuir, retire son manteau, se met à genoux, les mains derrière la tête, attendant sereinement qu’on lui passe les menottes. Red Reddington souhaite passer un marché : il livrera au FBI des criminels internationaux – ceux de sa blacklit – à une condition, qu’il ne travaille qu’avec l’agent Elizabeth Keen. Et là, c’est parti : un épisode, un criminel et en fil rouge, ce lien entre Red et Elizabeth Keen, inexistant en apparence et qui petit à petit se profile… C’est soigné, c’est prenant, il y a de l’action, de l’impertinence, c’est efficace. Et on adore forcément Red le méchant. Sans scrupule. Efficace, donc.

Red Reddington (James Spader)

Red Reddington, interprété par James Spader

Ah dommage…

Grosse déception avec la première saison des Revenants, série française dont j’avais entendu du bien et qui est plébiscitée à l’international. Ca démarre bien (des morts d’un même village reviennent chez eux, n’ayant pas souvenir de leur mort et du temps écoulé depuis, ils sont affamés et plein de vie, prêts à reprendre leur quotidien), puis la deuxième moitié de la saison ne tient pas ses promesses, ça s’essouffle, ça devient un peu n’importe quoi jusqu’au final de la saison… Je ne suis pas sure de regarder la deuxième saison annoncée pour la fin de l’année.

Coups de coeur

Quand je vous disais plus haut que pour qu’une série télé m’accroche, il faut des personnages attachants et des situations qui résonnent en moi, alors autant vous dire que Nashville, c’est le jackpot. Au centre de cette série musicale, l’affrontement entre deux stars de la musique country, Rayna James, la « vieille », dont la carrière est plus derrière que devant elle, et Juliette Barnes, la « jeune », en plein essor. Et avec tout cela, les jeux et enjeux des labels musicaux, les artistes aspirants, les réussites, les échecs, la famille, l’amour, l’amitié… et la musique, toujours la musique ! Une série qui n’est pas parfaite mais dont les situations me touchent en plein coeur et dont les personnages sont hyper hyper attachants. Et mon gros gros gros gros coup de coeur, c’est pour Connie Britton qui interprète Rayna James, une femme solide et fragile à la fois (un cliché, dit comme cela, mais qu’elle interprète tellement bien). Je suis accro.

Connie Britton

Connie Britton

Et c’est Connie Britton qui m’a amené à Friday Night Lights, MA série coup de coeur absolue de ce début d’année ! Dillon, petite ville du Texas, ne vit que pour son équipe de football (américain), les Panthers, et ses matchs du vendredi soir. Cette première saison commence sur un drame : le quaterback vedette a un accident et son avenir sportif est totalement remis en question. Tout Dillon se demande alors comment le coach Taylor (Kyle Chandler, le héros de Demain à la une)  (Connie Britton interprète sa femme) arrivera à amener les Panthers jusqu’à la finale du championnat… Bien sûr, il y a le football américain au centre de cette série, on plonge dans ce milieu, on découvre la pression que subissent ces lycéens. Mais Friday Night Lights, c’est aussi – et surtout – la vie d’une petite ville texane et de ses habitants, une Amérique républicaine, une Amérique religieuse, une Amérique très différente de San Francisco et New York. Ce sont des histoires d’adolescents, des histoires d’adultes, des histoires de familles. C’est foisonnant, c’est riche, c’est touchant. Et la particularité de cette série, c’est qu’il n’y a pas de caméras fixes, plusieurs caméras tournent en même temps, les acteurs ne savent pas laquelle filme, ce qui donne un rendu caméra à l’épaule, avec des gros plans, aucun plan fixe, ça bouge, ça tremble, ça zoome et dézoome. Ce parti pris peut perturber au départ et puis on s’y fait, et finalement on est dedans, dans la vie de ces personnages, on rit, on pleure, on vit avec eux. Et je me suis même surprise à espérer le touchdown et à exulter de joie une fois inscrit par les Panthers. Le bonheur ? Me dire que je n’ai vu que la première saison, particulièrement intense, et qu’il m’en reste encore quatre à voir.

Friday Night Lights

Coach Taylor et sa femme

Cette entrée a été publiée le 1 mars 2014 à 9:25 . Elle est classée dans Culture, Séries Télé et taguée , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

5 réflexions sur “Mosaïk Séries #1

  1. Super, tu mes donnes de bonnes idées de séries à suivre!!! J’ai découvert fin 2013 The Newsroom, je ne sais pas si tu connais, c’est vraiment bien!

    • Le , Caroline a dit:

      Je ne connais pas, bien qu’il me semble que quelqu’un m’en ait déjà parlé. En tout cas, je note. Merci !

      • c’est l’histoire d’une chaîne d’info en continu et de son présentateur vedette!!! c’est vraiment bien, un peu déroutant au début, ça part dans tous les sens mais ça vaut le coup!

  2. Ouah. Je remarque qu’au niveau séries, on a plein de point en commun. Je suis plongé dans la saison 3 de Revenge et je suis de nouveau accroc (malgré une saison 2 qui m’avait particulièrement déçu et fait arrêter la série pour un temps, avant de la reprendre car Emily VanCamp me manquait. Et la saison 3 m’a réconciliée avec la série.
    « Looking » a été mon petit coup de cœur de ce début d’année. Mais il m’a fallu voir la saison 1 dans son intégralité pour m’en rendre compte. Au début, je trouvais les épisodes sympathiques, sans plus, puis, il y a eu l’épisode 5…puis 6….puis le 7 et le 8 pour me dire que j’adorais cette série. Seule frustration: la durée des épisodes qui est beaucoup trop courte. 10 minutes de plus ne serait pas de trop. Puis, j’adore Jonathan Groff, que je découvre.
    Puis, autre point commun: Connie Britton. J’adore cette actrice que j’ai découvert dans « Friday Night Lights », une de mes séries préférées de tous les temps (pour moi, le couple Taylor est le plus beau couple de série de tous les temps! Les deux comédiens sont tellement complémentaires que leur « couple » à l’écran sonne vrai. Ma consolation de la fin de la série: me dire que je n’ai pas encore vu la saison 5 (comme si je ne voulais pas tourner la page…)
    Il faudrait d’ailleurs que je reprenne le visionnage de « Nashville », une série musicale de qualité (qui m’a fait aimer la country(!!!).
    En ce moment, mis à part le visionnage de Revenge, j’essaye de me limiter à une série à la fois. Comme la saison 1 de « Looking » est terminé, je l’ai « remplacé » par la saison 1 de… »Bates Motel » (oui, je sais, cela peut surprendre, mais j’aime bien changer de genre, même en série). En 3 épisodes, je suis devenu accroc et ai déjà regardé 5 épisodes. Une série addictive, très « twin peaksienne » dans son traitement (le fait que chaque habitant d’une petite ville cache de vilains secrets et une part d’ombre), avec deux acteurs formidables: Vera Farmiga et Freddie Highmore forment « un duo mère/fils saisissant.
    Sinon, j’ai bien envie de tenter « About a boy » (adaptation série du film « About a boy/Pour un garçon » avec Hugh Grant) car Jason Katims est derrière la série (c’est à lui que l’on doit les séries « Relativity », « Parenthood » et il a été scénariste sur « Friday Night Lights ») Une preuve de la qualité de la série.

    Désolé si j’ai été trop long dans mon commentaire. Je te souhaite un bon visionnage avec ces séries.
    A bientôt!

    • Le , Caroline a dit:

      Hello Will ! Je te réponds enfin.🙂

      Depuis que j’ai écrit cet article, je dois avouer que Revenge (et Scandal) ont commencé à me fatiguer. Trop de rebondissements tue le rebondissement…😀 Mais je persiste pour voir jusqu’au bout, jusqu’où ils vont aller !

      Quant à Looking, j’ai apprécie le format 30 minutes justement. Et comme toi, il m’aura fallu arriver au bout de la saison pour réaliser que c’est une chouette série.

      D’accord aussi avec toi sur le couple Taylor dans FNL ! Là, je suis dans la saison 3. J’avance doucement… mais contrairement à toi, je suis plusieurs séries en même temps et cela ne me perturbe pas. Cela me permet de varier les plaisirs et de choisir la série en fonction de mon humeur.🙂

      Je ne connais pas Bates Motel. Et d’ailleurs, je n’ai jamais vu Twin Peaks… Peut-être devrais-je regarder les classiques !😉

      Et là, mon dernier coup de coeur, c’est True Detective. Une superbe série à voir absolument ! Les acteurs sont fabuleux, il y a de superbes paysages (la Louisiane) et l’histoire est excellente. Je te la recommande vivement si tu ne l’as pas encore vue.

      A bientôt !!

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